Lisez La Science

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Parler de livres de science pour donner envie de les lire

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LisezLaScience est un podcast dédié aux livres de science. L’idée de ce podcast est de faire des revues de livres scientifiques ou traitant de sujets scientifiques. L’objectif est d’en donner un aperçu qui vise à donner envie de pousser la découverte et de les lire !

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LisezLaScience - 20 - Mais qui a attrapé le Bison de Higgs de D. Louapre et L. Bernet

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Mais qui a attrapé le bison de Higgs - D. Louapre - Flammarion - crédit : science étonnante
Mais qui a attrapé le bison de Higgs - D. Louapre - Flammarion - crédit : science étonnante

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Le livre



  • Mais qui a attrapé le bison de Higgs de David Louapre et Lison Bernet

    • ISBN : 2081364131 (ISBN13 : 978-2081364134)

    • Auteur : David Louapre et Lisez Bernet

    • Nombre de pages : 178 pages

    • Date de parution : 17/02/2016 chez Flammarion

    • Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac



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LisezLaScience – 19 – Le Top 14 Des Découvertes Scientifiques Qui N'Ont Servi A Rien de A. Kroh et M. Veyssié

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le top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de A. Kroh et M. Veyssié - Flammarion
Le top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de A. Kroh et M. Veyssié - Flammarion

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Le livre



  • Le top 14 des découvertes scientifiques qui n'ont servi à rien de Aleksandra Kroh et Madeleine Veyssié

    • ISBN :2081375877 (ISBN13 : 978-2081375871)

    • Auteur : Aleksandra Kroh et Madeleine Veyssié

    • Nombre de pages : 192 pages

    • Date de parution : 27/04/2016 chez Flammarion

    • Prix : 17€ chez Amazon et à la Fnac



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LisezLaScience - HS10 - De l'intérêt de lire la science pour être un bon citoyen

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Version audio du billet paru le 15/10/2014 et mis à jour le 20/04/2017.

Vous pouvez retrouver le billet correspondant ici : De l'intérêt de lire la science pour être un bon citoyen

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LisezLaScience - HS9 - La vie de Nikola Tesla - 2/2 - Dossier pour Podcastscience

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Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l'unité de mesure du champ magnétique, n'est que rarement associé à l'inventeur américain d'origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l'essor du courant alternatif qui est aujourd'hui indispensable à notre monde.

Après avoir découvert son ascension jusqu’à la gloire dans l’épisode précédent sur Nikola Tesla, nous allons découvrir dans celui-ci la deuxième partie plus sombre de sa vie et nous débunkerons aussi un certain nombre de fausses idées à son propos.

Ce dossier a été réalisé pour Podcastscience et a été présenté en premier lors du live du 21 juin 2016. Vous pourrez aussi le retrouver sur le site de podcastscience.


La suite du succès


Dans l’épisode précédent nous avons découvert Tesla, son enfance, son éducation, la création du moteur AC polyphasé et son apothéose avec l’utilisation de ses concepts pour dompter les chûtes du Niagara. Nous avons déjà eu l’occasion d’explorer certains mythes autour de Tesla, notamment concernant l’invention du courant alternatif (non il ne l’a pas inventé) et ce qu’il a pu faire autour du moteur à courant alternatif (il a mis au point un moteur et déposé un brevet en premier, mais dans un contexte où l’idée était dans l’air).


Après ce succès, Tesla est retourné à son laboratoire pour reprendre ses recherches et notamment sur la transmission d’énergie sans fil, mais pas uniquement. En effet, avec ses conférences en Europe, il a pu intégrer le fait qu’il pouvait aussi transmettre des messages sans fil. Et tout ceci à travers la Terre.


Tesla continua des faire des conférences entre fin 1892 et 1893 pour mettre en avant ses recherches et émerveiller le public. A Philadelphie et à Saint Louis aux Etats-Unis il exploitait l’effet de peau pour passer pour un magicien et illuminer des ampoules et des tubes fluorescents ou provoquer la création d’arc électriques …


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Tesla holding a gas-filled phosphor coated wireless light bulb which he developed in the 1890's, half a century before fluorescent lamps come into use. Published on the cover of the Electrical Experimenter in 1919.


Dans la foulée de ces conférences, Tesla repris son système de plaques avec sa bobine de Tesla et fut capable de recevoir de manière intermittente des signaux jusqu’à une distance de 2 kilomètres. En fait il ne comprenait pas pourquoi des fois il captait des signaux et des fois il n’en captait pas. Il semble que comme son générateur électrique n’avait pas forcément toujours la même vitesse de rotation, la fréquence des ondes qu’il générait n’était pas fixe, mais variait. Et comme il avait mis au point son système pour répondre à une fréquence en particulier et bien des fois, il perdait le signal (un peu comme quand sur votre radio vous vous éloignez un peu de la fréquence de la chaîne que vous écoutez).


En perfectionnant ses systèmes électriques pour rendre les fréquences plus stables, Tesla aboutit à un système générant des vibrations mécaniques qui pouvait être agréable pour les humains. La sérendipité dont Alan avait déjà eu l’occasion de parler dans des évènements précédents.. Mark Twain que Tesla comptait depuis quelques temps parmi ses amis vint d’ailleurs la tester. L’histoire retient qu’après en avoir reconnu les effets bénéfiques il dût se précipiter aux toilettes pour accomplir ses besoins, la machine ayant provoqué quelques mouvements intestinaux imprévus[1] …


La légende voudrait que Tesla ait accroché un oscillateur mécanique équivalent à la structure de son laboratoire des années plus tard et cela aurait provoqué un mini tremblement de terre, même si de forts doutes existent[2]. En fait l’idée derrière ce genre de chose c’est que son oscillateur vibrait en résonance avec la structure du bâtiment et faisait un peu comme pour les soldats marchant au pas à la fréquence de résonance d’un pont jusqu’à ce qu’il s’écroule.


A cette époque-là Tesla répétait que les ondes EM n’étaient pas capables de transporter de l’information[3] et pour lui, ces expériences qu’il réalisait démontraient plutôt ses idées de courant à la Terre … Il alla ainsi dans une direction opposée aux autres personnes travaillant sur la radio en tentant de maximiser le courant passant par la Terre et diminuant au maximum les ondes EM pouvant être générées.


C’est d’ailleurs à cette époque que Tesla développe son idée de pouvoir pomper un peu d’énergie dans la Terre et en récupérer énormément via la résonance. Conviction provenant de quelques expériences mal interprétées qu’il cherchera à valider expérimentalement les années suivantes. En effet, il avait deux analogies en tête : d’une part il pensait que comme pour un orage, un éclair déclenchant une grande chute de pluie, une petite impulsion pouvait selon lui déclencher un gros résultat. D’autre part, il pensait aussi que la résonance pouvait impliquer des résultats beaucoup plus important que si on ne prenait pas en compte la fréquence propre du système que l’on étudiait. Son idée importante qu’il va ainsi tenter de développer pendant le reste de sa vie est donc la suivante : si l’on envoyait une impulsion à la fréquence de résonance de la Terre, on pouvait arriver à renforcer les impulsions et obtenir à la sortie (un autre point sur la Terre) une quantité importante d’énergie.


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N. Tesla, Famous Scientific Illusions, “Electrical Experimenter”, Février 1919, p 692-694


Mais revenons aux travaux de Tesla. Après avoir breveté ses inventions (ces oscillateurs), il tenta la même approche que celle qu’il avait entrepris avec Peck et Brown pour le moteur AC. Il chercha à se rapprocher du gratin New Yorkais pour entrer en contact avec des investisseurs et la presse et il y réussit[4]. Ceci lui permettrait de faire parler de ses inventions et trouver des fonds pour les développer[5] …Tesla s’associa ainsi de nouveau à Brown (mais pas à Peck mort en 1890) et à Adams (celui des chutes du niagara). Adams finança la société et tenta de trouver d’autres investisseurs. Mais en 1893 les états-unis était dans une crise financière. Malgré les efforts de Brown et Adams pour trouver des investisseurs et de Tesla pour arriver à en faire parler dans la presse et faire des conférences toutes plus magiques et extravagantes, ce fut un échec[6] cuisant du point de vue business même si Tesla continuait ses recherches.

Nouveau labo, Rayons X et bateau commandé à distance

Malheureusement tout ce que Tesla avait pu entreprendre dans son laboratoire pris fin prématurément quand un feu se déclara le 13 mars 1895. Il n’avait pas pris d’assurance pour son laboratoire et perdit donc tout l’argent qui avait pu être investi dans son matériel et tout le travail qu’il avait pu réalisé …

Suite à cet évènement il emménagea dans un nouveau laboratoire sur Houston Street à New York. En novembre 1895 il entendit parler de la découvert de Roentgen à propos des rayons X. En découvrant ces travaux Tesla fit ce qu’il avait pu faire avec d’autres découvertes dont il avait parlé : il chercha à mieux les comprendre pour tenter de les reproduire et voire l’exploitation commerciale possible.

Sauf qu’il comprit rapidement que ce qu’il avait pris pour une erreur dans une photo prise de Mark Twain avec des tubes Geissler était en fait lié aux rayons X. En effet, sur la plaque photographique se trouvait “imprimé” une partie du mécanisme de l’appareil photo et pas Mark Twain….

Certains estiment, comme Margaret Cheney par exemple que c’est la preuve que Tesla aurait ainsi découvert les rayons X en premier. Je ne pense clairement pas que l’on puisse dit que Tesla en fut le découvreur, sinon il en aurait parlé, il aurait publié des choses dans les journaux comme il pouvait le faire sur d’autres sujets, etc. Et selon moi c’est d’autant plus vrai qu’il n’a d’ailleurs jamais réclamé la paternité des rayons X. Par la suite il réalisa d’autres expériences mais les brûlures resenties par les sujets et le fait que peu d’entreprises étaient susceptibles de pouvoir écouler ce type de matériel[7] lui firent arrêter son travail sur les rayons X.

A la suite de ces recherches il entreprit de développer ce qu’il appelait la téléautomatique. Il avait depuis longtemps en tête le fait que les humains étaient des automates réagissant à des stimulis externes. Depuis les quelques cours qu’il eut l’occasion de suivre à Prague lors de sa jeunesse en Europe notamment. C’est une idée dont j’ai déjà eu l’occasion de parler dans l’épisode précédent.. Dans la suite d’un cours de Carl Stumpf, qu’il eut lors de son passage à prague, celui-ci enseigna en effet à Tesla le principe de l’esprit en tant que table rase où rien n’est inné et tout n’est que réponse aux stimuli des sens. Ce concept accompagna Tesla tout au long de sa vie et forma son point de vue sur l’Homme en tant qu’automate et ces idées de téléautomatique.

Basé sur ces idées et les analogies qu’il avait en tête, il pensait qu’il était possible de développer des robots qui puissent être aussi réalistes que les humains dans leurs réactions. Entre 1897 et 1899 Tesla décida de mettre en place un robot sous forme de bateau sans humain à bord qui pourrait être utilisé comme une torpille dans les guerres. Notamment comme celle qui opposait les états-unis à l’Espagne depuis avril 1898.

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http://nikolatesla12germain.weebly.com/blog/nikola-tes-who

Il en fit diverses démonstrations, notamment à JP Morgan, le fameux homme d’affaires dont la banque est liée aux problèmes des subprimes il y a quelques années, et Hammond un homme d’affaires impliquée dans la marine. Ce dernier souhaita investir dans le développement de cette technologie. Tesla continua ses travaux, en construit un exemple plus grand, et déposa un brevet fin 1898. Il envisagea aussi pour des aspects sécurité de diffuser deux signaux qui, uniquement si ils étaient présents, pouvaient activer le système (une porte logique en somme, même si il ne l’appelle pas comme ça).

Il en fit la démonstration en Mai 1898 et la foule fut conquise. Malheureusement, cette invention ne fut jamais développée commercialement. Il semble qu’un certain nombre d’inventeurs aient proposé à l’époque des inventions  à la marine américaine (Edison le fit aussi d’ailleurs), mais peu d’entre elles, voire quasiment aucune ne furent retenue.

Ce travail sur la téléautomatique ne l’empêchait pas de continuer ses recherches sur la transmission d’énergie sans fil. Dans la foulée de ses travaux sur le courant à travers la Terre, il cherchait à voir de quelle manière il pouvait fermer, de la manière la plus efficace le circuit électrique qu’il pensait former avec son courant à la terre. Je rappelle qu’il avait vraiment une vision électricienne des choses.

Ses travaux sur les tubes fluorescents où il les illuminait en faisant un vide poussé le firent arriver à la conclusion qu’il pouvait utiliser l’air raréfié de la haute atmosphère pour conduire de l’électricité.

Afin de poursuivre ses recherches (et oui, tout cela coûtait de l’argent, d’autant plus qu’il avait toujours beaucoup d’idées en même temps) il s’associa au riche homme d’affaires John Jacob Astor (qui possédait notamment l’un des hôtels les plus luxueux de New York le Waldorf Astoria) qui accepta d’investir 100000 dollars dans sa société.

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By Published on LIFE [Public domain or Public domain], via Wikimedia Commons

Tesla devait en effet avancer et mettre en application les recherches qu’ils menaient sur ces différentes sujets. En effet, pendant que Tesla développait ces idées, Marconi en Europe, dans la suite de Hertz, tentait d’utiliser les ondes EM pour envoyer des messages. Et avec succès. Entre 1898 et 1899, Marconi étendit la portée de ses instruments, notamment jusqu’à ce qu’en mars 1899 il arrive à transmettre un message à travers la Manche. Tesla commençait à sentir le vent tourner et entre le dénigrement des travaux de Marconi et des prétentions surréalistes de transmission de message de par le monde, il se lança dans la mise au point d’un système de communication sans fil à l’échelle mondiale. Et ceci se ferait au Colorado.

Tesla et Colorado Springs

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Building at Tesla's Colorado Springs Laboratory, National Museum of American History

Son objectif, avec l’installation qu’il fit en mai 1899 à Colorado Springs, était de s’assurer de sa capacité de transmettre des courants à travers la terre et les faire revenir dans l’atmosphère vers n’importe quel point. La construit qu’il fit réaliser fut d’ailleurs la plus grande bobine Tesla construite avec près de 15m de haut[8].

Durant sa présence à Colorado Springs, Tesla semble avoir découvert pendant un orage des ondes électriques stationnaires dans la croûte terrestre. Ces ondes stationnaires[9] apparaîssent quand deux ondes de même fréquence et même amplitude en sens opposé forment des points fixes dans le temps[10].

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By No machine-readable author provided. LucasVB assumed (based on copyright claims). [Public domain], via Wikimedia Commons

Tesla pensait que cela pouvait dire que la Terre était un conducteur de taille limitée et qu’avec ce principe il pouvait avoir un rayon d’impact bien plus grand que ce que faisait Marconi.

Au cours de ces travaux Tesla pense recevoir en juillet 1899 un signal provenant de l’espace. Histoire de ne pas se ridiculiser, il tente de disqualifier toutes les hypothèses terrestres qu’il peut imaginer, mais au final, il en arrive à la conclusion que ce signale ne peut être terrestre et doit provenir de Mars, présente dans le ciel ce jour-là.

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Giovanni Schiaparelli [Public domain], via Wikimedia Commons

A l’époque Mars était la vedette des planètes. Entre Schiaparelli et ses canaux et Lowell qui avait annoncé qu’il y avait de la vie intelligente sur Mars, cela pouvait faire sens pour Tesla.

Vous devez tous vous demander : mais qu’en était-il réellement? Des analyses ultérieures semblent plutôt aller vers l’émission de signaux par Io lors d’un passage dans un anneau de particules chargées autour de Jupiter qui se trouvait à l’époque dans la même zone du ciel que Mars. Tesla a peut-être reçu un signal n’étant en effet pas terrestre, mais il n’avait rien à voir avec Mars …

Mais revenons à la tour de Tesla.. Une fois finit d’être construite, il entreprit divers tests de ses concepts. Le problème avec les expériences qu’il réalisé à Colorado Springs, c’est qu’elles se firent majoritairement sans témoin sans témoin direct autre que lui-même[11] et ceci à la différence de Marconi qui faisait toujours des démonstrations en public! En effet, les témoignages de ses assistants semblent pointer vers le fait que Tesla voulait être seul afin de réaliser les observations de sa transmission sans fil en dehors de sa tour et eux devaient opérer les machines dans la tour.

Dans le film le prestige il y a d’ailleurs une scène où l’on voit les acteurs devant un terrain où il y a des ampoules qui seraient soi-disant illuminées par le système de Tesla. Malheureusement, comme dit précédemment, les prétentions de Tesla n’ont jamais eu de témoin à part lui-même...

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http://peswiki.com/images/am1m1mafp3u2sgf9s2kejxjkwop224k3.jpg Christopher Nolan, Le prestige

Pour Tesla, à partir du moment où il avait pu tester son principe a courte distance, cela devait forcément fonctionner à longue distance … En passant c’est à cette installation de Colorado Springs qu’il fit en double exposition une des photos les plus célèbres le concernant.

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See page for author [CC BY 4.0 (http://creativecommons.org/licenses/by/4.0)], via Wikimedia Commons

Tesla aurait témoigné avoir su produire de la foudre en boule au sein de ses notes le 3 janvier 1900[12]. Malheureusement, d'après Carlson[13], il n’y a pas vraiment consensus, ne serait-ce que sur la possibilité physique qu’il soit possible d’en produire. Point que Steven Novella semble aussi avancer lors de l’épisode de son podcast sur le culte voué à Tesla dans les milieux new age[14].

Toujours est-il que Tesla pensait être arrivé à l’aboutissement de ses recherches, tout du moins de l’obtention de suffisamment de preuves allant dans le sens de ses hypothèses. Pour lui la transmission d’énergie sans fil était possible, vers n’importe quel point du globe, à une vitesse quasi instantanée et sans diminution notable de puissance… On est loin de ce que la science basée sur des faits et reproduite pourrait dire aujourd’hui...

Wardenclyffe

Comme en 1887 avec son moteur, Tesla voulait trouver des investisseurs pour financer le développement des idées prototypées à Colorado Springs et une entreprise pour acheter son idée.

Tesla continuait d’abreuver les journaux de déclarations de plus en plus fantaisistes, que ce soit dans son article plus philosophique, pour ne pas dire autre chose, sur la façon d’augmenter l’énergie de l’Humanité qu’il pu publier dans le magazine Century dont il connaissait l’un des membres influents. Où que ce soit ceux où il expliquait que la glace pouvait permettre de mieux transmettre jusqu’à Londres l’électricité produite aux Chutes du Niagara… Il expliquait aussi pouvoir transmettre des messages à l’autre bout du monde (afin d’attirer des investisseurs) et Marconi réfutait ces affirmations.

C’est sur fin 1900 que Tesla pu rencontrer JP Morgan afin de lui parler de ses plans. Entre le potentiel usage que ce dernier pourrait en faire et les arguments de Tesla en terme de brevets, il semble qu’il arriva à le convaincre d’investir. Morgan conclu donc de fournir 150000 dollars à Tesla en échange de 51% des parts dans l’entreprise[15].

Tesla se mis donc à travailler à partir de Novembre 1901 à la construction de sa tour qu’il érigea à LongIsland sur un site qu’il nomma Wardenclyffe.

image09https://thevelvetrocket.com/2010/03/17/nikola-teslas-wardenclyffe-tower-and-laboratory/

Mais la construction ne se passa pas comme prévu. Tesla avait vu trop grand.

En effet, pour calculer la puissance de sa tour, il se basa sur les expériences qu’il avait réalisé à Colorado Springs. Et d’après celles-ci il se dit qu’il devait exploiter des ondes stationnaires autour de la Terre à une fréquence proche de 6Hz. Pourquoi est-ce que je vous parle de cela vous allez me dire ?

En fait en 1950 un certain Schumann théorisa l’existence d’une fréquence de résonance pour des ondes qui se propageraient entre la haute atmosphère et le sol. En 1960 ces ondes furent observées expérimentalement[16] et on se mit donc à parler de résonance de Schumann. Comme ces ondes ont une fréquence autour de 7-8 Hz certains n’hésitent pas à dire que Tesla avait découvert se phénomène bien avant Schumann...

Mais Tesla n’avait pas estimé correctement les coûts induits par une tour à la taille qu’il avait estimé. Ainsi, entre les problèmes d’argent générés par la construction, les équipements nécessaires, les dizaines voire centaines de salariés, où ses relations très compliquées avec Morgan (il y a des lettres que présente Seifer qui sont assez hallucinantes de la part de Tesla), il eu du mal à avancer.

Marconi, de son côté, développait son idée de pouvoir transmettre des signaux par delà l’Atlantique. Entre le dépôt de brevets et la construction d’antennes géantes, il arriva à le faire effectivement en décembre 1901 entre le Newfoundland au Canada et l’Angleterre.

L’histoire semble avoir cependant effacé une partie du scepticisme de l’époque sur la réalité du message que seul Marconi et son assistant auraient entendu. En effet, peu de personne pensait que les ondes pouvait effectivement voyager entre les deux points à cause de la rotondité de la Terre[17]. Mais la presse et les experts voulaient y croire. D’autant plus que Tesla expliquait à tout va que cela était possible. C’est une seconde démonstration, publique celle-ci, et réalisée sur un bateau qui voyageait d’Angleterre jusqu’en Amérique, qui finit de convaincre de la réalisation de Marconi. On peut dire que d’une certaine manière, toutes les déclarations fantasques de Tesla ont peut être diminué le scepticisme de rigueur qui aurait pu prévaloir lors de la première annonce de son rival Marconi.

Tesla, de son côté, était cruellement à court d’argent et il ne cessait d’envoyer des lettres toujours plus pressantes à Morgan pour qu’il continue d’investir. Mais celui-ci décida de mettre un terme à ses échanges avec Tesla en 1893[18]. Malheureusement pour Tesla, ses déclarations toujours plus fracassantes dans la presse ainsi que le fait qu’il ait donné 51% de son entreprise à Morgan ont fait fuir tout les potentiels investisseurs et le plongèrent dans une crise financière profonde. Ces échecs le firent tomber en dépression en 1906 et il dut abandonner ses travaux à Wardenclyffe. En fait il abandonna même à ce moment-là, et pour le reste de sa vie, ses travaux sur la transmission d’énergie sans fil.

Les turbines Tesla

En récupérant de son nervous breakdown, il chercha à se tourner vers le développement de composants mécaniques et afin de pouvoir satisfaire sa volonté de voler qu’il avait depuis enfant, il voulu développer un nouveau type de turbine. L’idée principe de sa turbine était que la viscosité de l’air (la résistance au déplacement d’un fluide grosso modo) pouvait être utilisée pour faire tourner des disques attaché à l’axe[19]. Par comparaison, dans une turbine classique, ce sont les pales qui sont mises en mouvement par le passage du fluide qui vient les pousser.

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http://fr.slideshare.net/sougandhs02/a-seminar-on-tesla-turbines

Une fois un prototype mis au moins à travers une nouvelles société, il en fit démonstration en 1911-1912, mais ce fut, encore, un échec cuisant. Malgré un faible investissement du fils de JP Morgan en 1913, personne ne vit d’intérêt dans un système qui était de plus incapable de supporter de fortes charges. Alors c’est vrai qu’il y a une ou deux sociétés qui les ont commercialiser, mais cela reste très loin d’une usage à l’échelle industriel ...

Nobel, déchéance et la fin de Tesla

En dehors du fait que Marconi reçu en 1909 le prix nobel en reconnaissance de ses travaux en lien avec la télégraphie sans fil, c’est une autre affaire étrange qui impliqua Tesla, Edison, et le comité Nobel.

Le New York Times prétendit en effet que Tesla et Edison devaient recevoir le prix Nobel en 1909. Mais il s’avéra que ce ne fut pas le cas et il fut décerné aux père et fils Bragg pour l’analyse de la structure des cristaux grâce aux rayons X[20]. Des histoires courent selon lesquelles Tesla et Edison l’auraient refusé car ils ne voulaient pas le recevoir avec l’autre … Mais rien ne semble appuyer cette thèse.

En 1916 Tesla reçu la Médaille d’honneur de l’AIEE. Au départ il ne souhaitait pas la recevoir car cette médaille est aussi appelée Médaille Edison, mais le lobbying du président de l’AIEE fit son effet et Tesla accepta de la recevoir. L’histoire notera que peu de temps avant de faire son discours, il disparût de la salle de réception et du bâtiment au grand desarroi des organisateurs. Après quelques recherches aux alentours il ne fut retrouvé que plusieurs minutes plus tard dans un parc non loin de là, entouré de pigeons ….

A la même époque Tesla se montrât très suspicieux, pour ne pas dire plus, concernant la théorie de la RG qu’Einstein avait théorisé. Il alla même, quelques années plus tard expliquer qu’Einstein se trompait avec sa notion de courbure de l’espace-temps et que selon lui c’était complètement impossible ...

Dans les années qui suivirent, un certain nombre de procès ont été intentés contre Marconi, ou par celui-ci dans le cadre des brevets sur les bases de la radio. Ce n’est pas avant 1935 que la paternité de Tesla fut reconnue par les tribunaux américains. Ne vous méprenez pas. Marconi avait quand même reconnu qu’il utilisait des inventions de Tesla et certes, les brevets de base étaient au nom de ce dernier, mais c’est surtout Marconi et des hommes comme Fessenden et DeForest qui en firent la promotion et le développement économique. Il faut savoir que la société créée par Marconi pour vendre des radios aux U.S.A est devenu RCA par la suite. Société que vous connaissez peut-être de nom..

L’histoire de Wardenclyffe se finit effectivement en 1917 quand la tour fut détruite et en 1921 quand la propriété du terrain fut transmise au propriétaire du Waldorf-Astoria en paiement des notes d’hôtel jamais réglées par Tesla.

Toutes ces déconvenues et ses déboires firent de Tesla un reclus. Il ne s’arrêta jamais vraiment de travailler et en 1931, pour son 75eme anniversaire, une fête se tint à laquelle des témoignages de grands noms de la science furent lus(on peut noter Einstein, Lodge, Millikan et d’autres). Chacune des années suivantes, Tesla organisa un évènement du même type. Il s’agissait pour lui à chaque fois d’une occasion pour annoncer de nouvelles découvertes … En 1931 un moteur fonctionnant aux rayons cosmique. En 1934 son fameux rayon de la mort … Il prétendait détruire 10000 avions en vol à plus de 250 miles de distance … Un document semble validé qu’il ait réfléchi à la question, mais toutes les analyses suivantes et notamment celle d’un certain Trumpp (c’est pas le même cherchez pas!) en 1943, tendent à dire que ce système n’était pas à la hauteur des prétentions de Tesla.

Tesla semble même avoir donné, en compensation d’une note de 400 dollars, une boîte contenant soi-disant un modèle de son arme (il estimait sa valeur à 10000 dollars), au gérant de l’hôtel où il résidait. Tout en précisant bien qu’il ne devait pas ouvrir la boîte sous peine d’explosion. A postériori il s’avéra que Tesla s’était moqué d’eux et que la boîte ne contenait rien d’autres que des pièces détachées utilisées pour la radio.

Certaines déclarations de Tesla tendent à corroborer le fait qu’il fut en contact avec divers gouvernements concernant cette arme jusqu’en 1940 : soviétiques, américains ou anglais notamment, mais rien n’atteste qu’un tel rayon ait été mis au point par quiconque.

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Nikola Tesla with King Peter of Yugoslavia in Hotel New Yorker on July 15, 1942. Tesla's nephew, Sava Kosanovic, is third from the left. Crédit : http://www.teslasociety.com/tesla_reception.htm

A partir de 1942 Tesla passait beaucoup de son temps dans son lit. Entre une diète quasi exclusivement à base de lait et un accident en 1943, sa mémoire semblait flancher complètement. Il voulut même faire envoyer de l’argent à Marc Twain, mort 25 ans plus tôt…

Il mourut finalement le 7 janvier 1943 d’une attaque cardiaque. Des témoignages parvinrent de tout les coins du monde pour acclamer son inventivité et le rôle qu’il joua dans l’établissement du courant alternatif dans le monde.

Après sa mort ses papiers et une bonne partie de ses notes furent prises par le gouvernement américain (pour les étudier afin de voir si ses prétentions d’arme de fin du monde ou autre étaient vraies) avant d’être restitués à sa famille et de se retrouver dans un musée établi en son honneur dans la ville de Belgrade.

Tesla et les mythes

Avant de conclure, je voudrais prendre un peu de temps pour parler des mythes qui peuvent exister autour du personnages. Il existe un grand nombre d’histoires étranges ou d’inventions qui sont associées à Tesla. Afin d’essayer d’en débunker quelques unes, j’ai demandé aux membres des groupes facebook “Station des sciences” et “Zététique” les mythes dont ils avaient pu entendre parler à son propos?”

En voici quelques uns.

Tesla fut un anarchiste à un moment de sa vie.

Seifer rapporte dans sa biographie qu’il fut en contact avec des personnes peu recommandables proches du régime nazi après que sa tour de Wardenclyffe fut tombée.

Une autre chose qui pourrait tendre à penser qu’il était anarchiste était le fait qu’il voulait fournir gratuitement de l’énergie à tout le monde durant la deuxième partie de sa vie. Ce genre d’annonce pouvait être plutôt mal vues  par les magnats de l’industrie du cuivre (utilisé pour la transmission d’électricité) ou de l’énergie.

Mais à priori Tesla n’était pas un anarchiste dans le sens classique du terme. Au contraire, il semble qu’il chercha à s’introduire dans le milieu de la haute société New-Yorkaise et sur la fin de sa vie il tentât de travailler avec divers gouvernements ...

L’énergie libre

Il y a énormément de choses racontées autour de Tesla et l’énergie libre.

  • Qu’il pourrait extraire de l’énergie de l’ionosphère. On retrouve dans l’auto-biographie de Tesla et dans la bio écrite par Carlson, et dans diverses illustrations qu’il a pu publier dans des journaux, l’idée que Tesla voyait plutôt la Terre comme un conducteur chargé dont il était possible d’extraire de l’énergie. Et non pas de l’atmosphère. Il semble que Tesla voyait la haute atmosphère comme un conducteur à travers lequel il pouvait “fermer un circuit qui serait formé aussi de la terre, d’un dispositif d’émission et d’un dispositif de réception. Il avait une vision très “électricienne” de la transmission d’énergie.
  • Une voiture qui aurait fonctionné à l’énergie libre. Apparemment l’histoire serait plutôt celle d’une voiture de chez Pierce/Arrow qui aurait fonctionné à l’énergie des rayons cosmiques et qu’aurait raconté un faux neveu de Tesla[21]. Toutjours est-il que le vrai neveu de Tesla se serait exprimé à propos de cette histoire de voiture et aurait expliqué que c’était totalement faux[22]. Et si vous souhaitez en savoir un peu plus sur cette histoire, Dr Goulu en parle dans un billet : http://www.drgoulu.com/2012/08/19/nikola-tesla-genie-mais-connu/ [23]
  • Une chose qui peut aussi être noté c’est que Tesla parlait effectivement d’énergie gratuite. Il semble que tout les conspirationnistes aient surtout fait l’amalgame classique du terme free en anglais. Pour Tesla il s’agissait à priori de free comme “gratuit”. Selon Seifer c’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles les investisseurs de Tesla ne le suivirent pas sur la voie de la Transmission sans fil[24].

La soucoupe volante de Tesla

Certains sites conspirationnistes expliquent qu’il aurait déposé un brevet pour une soucoupe volante et que la NSA l’aurait volé : http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fyournewswire.com%2Funcovered-teslas-patent-for-worlds-1st-flying-saucer%2F&h=dAQFc_WLe

Sauf que comme dit en commentaires de ce fameux billet, entre les anacronismes sur l’utilisation du mot flying saucer, l’usage du symbole copyright ou juste qu’aucune source n’existe pour justifier de l’éventuel dépôt d’un brevet, c’est du délire[25].

Le film le prestige

Le film “Le Prestige” de Christopher Nolan sorti en 2006 avec Christian Bale et Hugh Jackman fut aussi l’occasion de découvrir une histoire à propos de Tesla : l’invention de la téléportation. Bon on est ok, c’est du délire. Aucun des livres que j’ai pu lire n’ont avancé une quelconque idée de ce genre…

Tesla et les pigeons

Un certain nombre de personnes s’interroge sur cette histoire de pigeon et Tesla. Et bien il semble que ce soit relativement vrai. Tout du moins suffisamment établi pour que ce soit une constante dans toutes les bibliographies que j’ai lu le concernant.

A la fin de sa vie il était reclus et il devait trouver de la compagnie auprès des pigeons. Il semblait maintenir chez lui une quantité importante de graines pour les pigeons et il raconte lui-même qu’il aurait tissé une relation plus forte notamment avec l’un d’entre eux. Il dit d’ailleurs que cette relation aurait été aussi forte que celle entre un homme et une femme[26]… Il raconte même que le jour où le pigeon allait mourir il serait venu voir Tesla et deux rayons lumineux seraient sorti de ses yeux[27] …

Tesla et le radar

Plusieurs ouvrage comme ceux de Cheney ou de Cawthorne tendent à colporter l’idée que Tesla aurait inventé le radar parce qu’en 1917 il  aurait décrit un système basé sur des ondes radios qui se réfléchiraient sur des sous-marins et qu’il pourrait, une fois revenues, les afficher sur un écran fluo. Outre que le radar ne fonctionne pas vraiment comme ça et que pour les sous-marins on utilisera plutôt un sonar, il semble que les principes de bases du radar et les premières mises en oeuvre sont au moins plus anciennes de 10 ans. Pour affirmer sa paternité sur le radar, ils mentionnent aussi le fait que Girardeau, un français, se serait inspiré des dires de Tesla pour mettre au point le radar en 1935. Mais des recherches sur le sujet ont été entreprises entre les années 20 et 40 en Angleterre, aux Etats-Unis ou en France. Tesla n’est donc selon moi pas l’inventeur du radar. D’autant plus qu’il n’a pas déposé de brevet sur la question ni construit de système qui aurait peut-être pu justifier cette affirmation...

L’invention du courant alternatif

Dans le précédent épisode j’ai pu expliqué ce qu’il en était.

Le fameux rayon de la mort de Tesla

Le sujet a été abordé pendant le dossier.

Les communications interplanétaires et Mars

Le sujet a été abordé pendant le dossier.

Prédiction des ondes de schumann

Le sujet a été abordé pendant le dossier.

La fameuse page de The Oatmeal sur Tesla

La personne derrière The Oatmeal publia il y a quelque temps une illustration dans un ton certes humoristique, mais très “Tesla” groupie. Je ne suis pas forcément en accord avec tout ce qui est dit, d’autant plus que cela semble principalement basé sur la bio de Cheney (qui est moins bien que celle de Calrson selon moi). Il y eu une affaire autour de cette page. En effet, un journaliste de Forbes, fit un article à propos de cette page pour, d’une certaine manière contrebalancer la vision donnée de Tesla par the Oatmeal. Mais cela ne s’arrêta pas là. L’auteur de la page fit une réponse à Forbes en argumentant certaines de ses affirmations avec le même ton humoristique …

De mon point de vue, chacun possède une partie de la vérité, mais chacun souhaite pousser les choses dans un sens ou dans l’autre … Ce qui amène en fait à la problématique des bio et autobio ...

La problématique des biographies et autobiographies

Vous allez me dire pourquoi lire autant de bouquins sur Tesla quand une seule bio suffirait ? Le truc c’est que concernant Tesla, il y a trop de disparité entre les auteurs pour ne se limiter qu’à un seul. Sans parler des histoires les plus délirantes que l’on retrouve un peu partout sur internet et qui sont trop souvent reprises sans réelle vérification.

John O’Neill fut la seconde personne a rédiger une biographie de Tesla en 1943 mais le premier après sa mort. Il était un grand admirateur et le connu de son vivant. On pourrait penser qu’il serait possible pour lui d’avoir des informations de première main pour son livre. Mais se basant principalement sur ce que Tesla pouvait lui raconter, le livre est extrêmement partial et l’auteur cherche plus à glorifier l’inventeur (il parle quand même de Superman à son propos tout au long de son livre) qu’à chercher à établir la vérité.

Avant la sortie de la bio de Carlson, la biola plus en vogue était celle de Margaret Cheney. Il me semble qu’elle était plus dans l’esprit groupie de Tesla et donc un tantinet impartiale. Ce qui m’a mis mal à l’aise c’est sa propention à vouloir voir dans certaines des inventions de Tesla les prémices d’inventions intervenues plus tard et le créditer de leurs inventions. Parfois même à tort comme pour le radar ou les rayons X.

Celle qui faisait référence avance celle de Cheney était celle de Seifer. Celle-ci avait l’avantage d’être riche de témoignages issus de sa correspondance avec ses contemporains comme J.P. Morgan, les Johnson ou d’autres. Mais sur les aspects techniques elle est plutôt approximative et l’auteur raconte même des choses carrément fausses sur son site concernant l’opposition Einstein/Tesla.

Et c’est vraiment là où celle de Carlson est très intéressante car elle est techniquement précise et historiquement très sourcée. L’auteur étant un académique de l’histoire des sciences et de l’innovation technique, il dispose des connaissances nécessaires à la compréhension du contexte et à l’analyse des prétentions techniques des inventions et expériences de Tesla.

Tout cela pour dire, si vous voulez vous renseigner sur une sujet, lisez plusieurs sources différentes ! Et même si possibles des sources contradictoires ! Pour avoir lu deux livres sur Edison, dont un n’est pas non plus pro Edison, on découvre le peu d’importance de Tesla pour celui-ci. Il doit être cité une seule fois en tout !

Conclusion

NIkola Tesla est un homme dont la vie fut inscrite dans une histoire de l’industrie de l’électricité au tournant du XIX et du XX siècle. Il participa à sa construction, mais finalement l’histoire retient relativement peu de son passage et de ses inventions. Cela n’enlève pourtant rien à sa découverte du champ magnétique tournant et la conséquence que fut le principe du moteur AC. Nikola était un showman, et un inventeur qui poursuivit peut-être trop des idées non établiées en se basant sur des analogies comme pour la transmission sans fil.

J’espère qu’à travers ce dossier, vous aurez découvert une version moins romantique et fantasmée de Nikola Tesla  et que cela vous aura donné des informations pour réfuter certain des mythes qui existent à son propos.

Quote

We crave for new sensations but soon become indifferent to them. The wonders of yesterday are today common occurrences.

Nikola Tesla, My Inventions

Références

Livres

  • Wizard: The Life and Times of Nikola Tesla: Biography of a Genius de Marc J. Seifer
    • ISBN : 0806519606 (ISBN13 : 978-0806519609)
    • Auteur : Marc J. Seifer
    • Nombre de pages : 542 pages
    • Date de parution : 01/05/1998 chez Citadel Edition
    • Prix : 19,44€ chez Amazon



  • Inventor of the electric age de Bernard Carlson (meilleure biographie selon moi sur laquelle est basée ce dossier)

    • ISBN : 0691165610 (ISBN13 : 978-0691165615)

    • Auteur : W. Bernard Carlson

    • Nombre de pages : 520 pages

    • Date de parution : 15/05/2015 chez Princeton University Press

    • Prix : 19,26€ chez Amazon




  • Man out of time de Margaret Cheney

    • ISBN : 0743215362 (ISBN13 : 978-0743215367)

    • Auteur : Margaret Cheney

    • Nombre de pages : 400 pages

    • Date de parution : 09/10/2001 chez Touchstone

    • Prix : 10,43€ chez Amazon




  • Tesla: The Life and Times of an Electric Messiah de Nigel Cawthorne

    • ISBN : 078582944X (ISBN13 : 978-0785829447)

    • Auteur : Nigel Cawthorne

    • Nombre de pages : 192 pages

    • Date de parution : 05/04/2014 chez Chartwell Books

    • Prix : 14,46€ chez Amazon




  • Prodigual genius de John J O’Neill

    • ISBN : 1596057130 (ISBN13 : 978-1596057135)

    • Auteur : John J O’Neill

    • Nombre de pages : 336 pages

    • Date de parution : 01/11/2006 chez Cosimo Classics

    • Prix : 11,96€ chez Amazon




  • My inventions de Nikola Tesla

    • ISBN : 1519534477 (ISBN13 : 978-1519534477)

    • Auteur : Nikola Tesla

    • Nombre de pages : 50 pages

    • Date de parution : 26/11/2015 chez Createspace Independent Publishing Platform

    • Prix : 5,65€ chez Amazon




  • Edison: A life of invention de Paul Israel

    • ISBN : 0471362700 (ISBN13 : 978-0471362708)

    • Auteur : Paul Israel

    • Nombre de pages : 560 pages

    • Date de parution : 16/02/2000 aux Editions Belin

    • Prix : 21,59€ chez Amazon et  32,90€ à la Fnac




  • The Wizard of Menlo Park de Randall E. Stross

    • ISBN : 1400047633 (ISBN13 : 978-1400047635)

    • Auteur : Randall E. Stross

    • Nombre de pages : 125 pages

    • Date de parution : 25/03/2008 chez Broadway Books

    • Prix : 13€ chez Amazon et à 12,85€ à la Fnac




  • Nikola Tesla: prophet of the modern technological age de Michael W. Simmons

    • ISBN : 1532867735 (ISBN13 : 978-1532867736)

    • Auteur : Michael W. Simmons

    • Nombre de pages : 242 pages

    • Date de parution : 21/04/2016 aux chez Createspace Independent Publishing Platform

    • Prix : 16,81€ chez Amazon




  • Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of electricity de Charles River Editors

    • ISBN : 149234219X (ISBN13 : 978-1492342199)

    • Auteur : Charles River Editors

    • Nombre de pages : 80 pages

    • Date de parution : 05/09/2013 chez CreateSpace Independent Publishing Platform

    • Prix : 10,34€ chez Amazon




  • Altersciences d’Alexandre Moatti

    • ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874)

    • Auteur : Alexandre Moatti

    • Nombre de pages : 336 pages

    • Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob

    • Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac



Web



  • Une description intéressante du brevet de Tesla sur le moteur synchrone (avec des affirmations plus difficiles à confirmer/informer concernant les résonances de Schumann ou le Radar, etc) https://www.bibnum.education.fr/sciencesdelingenieur/electrotechnique/l-invention-du-moteur-synchrone-par-nikola-tesla

  • Une page sur l’Edison Tech Center (ils sont potentiellement partisans) qui, selon eux, débunke des mythes autour de Tesla : http://www.edisontechcenter.org/tesladebunked.html

    • Mon point de vue ? Ok, ils en débunkent certains (l’invention de l’AC par Tesla, par exemple), mais un certain nombre de choses est avancé sans citer de source spécifiquement par information, et vu la passion de certains sur la question on est en droit de se poser la question de la partialité d’un debunkage de soi-disant mythes à propos de Tesla sur une page créée par un centre au nom d’Edison)





[1] Par la suite Tesla ne chercha pas vraiment à développer cette invention (comme pour beaucoup d’autres d’ailleurs) qui semblait pourtant demandé par la médecine de l’époque.



[2] Il existe cependant des raisons de douter de l’ampleur des vibrations car d’autres expériences du même type ont été réalisées depuis sans des phénomènes approchant ce que Tesla décrit.



[3] Pour lui, le fait qu’elles se propagent dans toutes les directions les rendait vraiment inutilisable et cela le renforça dans l’idée de se concentrer sur la transmission d’énergie via la terre. Il ne savait pas qu’elle pouvaient se réfléchir sur l’ionosphère comme ce fut découvert en 1924 sur une couche de particules chargées nommée couche de Kennelly-Heaviside.



[4] Il se rapproche de TC Martin qui l’aida à mettre en place certaines conférences et lui permis de publier un livre sur ses inventions. Martin le mis ensuite en relation avec les Johnsons.



[5] Après sa participation au succès des chutes du niagara et sa présence massive dans les jounaux, Tesla reçu de nombreux prix et titres honorifiques en 1893 et 1894 : Médaille Cresson, doctorat honorifique de Colombia ou de Yale, entre autres …



[6] De plus, Tesla n’ayant plus la clairvoyance de Peck avec lui, passait trop de temps à peaufiner ses inventions et à faire de la publicité et un peu moins à chercher effectivement à trouver preneur …



[7] Cette dernière partie est supputée par Carlson dans son livre.





[10] Cette notion existe en physique et c’est notamment parce qu’elles peuvent avoir un fort taux de pénétration dans l’océan qu’elles sont utilisées entre la terre, l’ionosphère et les sous-marins pour communiquer.



[11] C’est d’ailleurs l’un de leurs points marquants: il semble que les prétentions faites par O’Neill dans sa biographie de Tesla à propos de 200 lampes allumées à plus de 26 miles, n’aient en fait aucune base car aucun témoin, ni aucune note ne sont là pour supporter cette affirmation




[13] Carlson, p 299 et Dunning : https://skeptoid.com/episodes/4345




[15] Selon Carlson l’implication de Morgan était plus d’ordre philantropique dans la mesure où celui-ci investissait clairement plus dans des industries pour les consolider que dans des start-ups.




[17] même si la couche de Kennelly-Heaviside pouvait effectivement réfléchir les ondes



[18] Pour certains les plan farfelus de Tesla de transmettre de messages et de l’énergie gratuitement étaient clairement contre les intérêt économiques de Morgan. Pour d’autres Morgan ne voyait pas de business plan viable dans la volonté de Tesla de fournir de l’énergie gratuitement. Carlson de son côté explique que Morgan ne souhaitait pas investir dans une industrie encore très instable où une bulle spéculative semblait se développer.



[19] Pas comme celles que l’on utilise aujourd’hui encore avec des pales.




[21] On peut retrouver des infos sur la page wikipédia associée. Nikola Tesla avait en effet des idées sur les rayons cosmiques et même si Margaret Cheney essaye de réhabiliter ce que disait Tesla à leur propos, il semblait être à côté de ses pompes…




[23] Par contre, je ne suis pas forcément d’accord avec deux trois trucs dont parle Goulu, mais ça nous en avons discuté ensemble déjà :)



[24] Si il y arrivait réellement, ils auraient investi dans quelque chose qui aurait arrêté certains de leurs autres investissement, notamment dans les mines de Cuivre... Comme dit avant, il avait en tête de pouvoir distribuer gratuitement de l’énergie de part le monde ...



[25] Si l’on cherche des informations sur cette histoire de soucoupe volante de Tesla, on tombe sur tout une liste de sites avec du charabia qui vont jusqu’à citer des sites comme Occult Ether Physics(et un certain Willian R. Lyne http://l.facebook.com/l.php?u=http%3A%2F%2Fwww.bibliotecapleyades.net%2Ftesla%2Foccultether%2Foccultether03.htm%23CHAPTER%2520V&h=MAQEyRcv9) ou qui font références aux théories de Tesla sur la gravité qui n’étaient absolument pas fondées et en total désaccord avec les expériences ou avec ce qu’Einstein avait pu expliquer. Pour du bon gros délire, vous pouvez aller voir ici : http://www.bibliotecapleyades.net/tesla/lostjournals/lostjournals06.htm



[26] Simmons p 227



[27] Simmons p 228-229

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LisezLaScience - HS8 - La vie de Nikola Tesla - 1/2 - Dossier pour Podcastscience

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Tesla: un nom qui en dehors de la marque de véhicules électriques et de l'unité de mesure du champ magnétique, n'est que rarement associé à l'inventeur américain d'origine serbe né au XIXème siècle et qui participa à l'essor du courant alternatif qui est aujourd'hui indispensable à notre monde.


Vous découvrirez que beaucoup d'erreurs sont colportées à ce propos sur l'Internet mondial (inventeur de génie que le système a fait taire, l'homme qui fut capable de dompter l'énergie libre, celui qui pouvait parler aux autres planètes ou encore un vénusien qui était là pour aider l'humanité à grandir) et qu'en se basant sur la littérature sourcée et la science, nous arriverons à comprendre un peu mieux la première partie de sa vie.

Ce dossier a été réalisé pour Podcastscience et a été présenté en premier lors du live du 14 juin 2016. Vous pourrez aussi le retrouver sur le site de podcastscience.


Introduction


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On a tous entendu parler de Tesla, que ce soit pour des voitures électriques ou pour l’unité de mesure du champ magnétique. Mais on pense rarement à l’inventeur américain d’origine serbe, contemporain d’Edison, Einstein ou Marconi, qui participa à l’essor de l’industrie électrique et au développement de la radio. Le problème avec Tesla c’est qu’il fit aussi des déclarations fantasques qui font qu’aujourd’hui on entend plus souvent parler de lui comme le chantre du New Age, le maître de l’énergie libre ou pire, un vénusien venu sauver la Terre ...


Mais qui est vraiment Nikola Tesla? Sur quoi a-t-il travaillé réellement ?


Je vais tenter de démêler le vrai du faux en me basant sur un certain nombre d’ouvrages que j’ai pu lire sur lui directement, sur Edison, ou encore sur l’alterscience.


Au cours de ce double épisode nous allons aborder sa jeunesse, son éducation, son voyage en Europe qui le mena à travailler pour Edison, leurs relations, ses travaux sur le courant alternatif et le moteur polyphasé, ceux sur le grand sujet de sa vie : la transmission d’énergie sans fil, ses idées “farfelues” et la fin de sa vie. Je prendrais enfin un peu de temps pour faire du debunking de quelques mythes qui peuvent exister à son propos.


Petit disclaimer: les “faits” sur la vie de Tesla, il faut le dire franchement, c’est le bordel pour vérifier. J’ai tenté de donner une vision plus juste de Tesla et si vous pensez que j’ai pu dire quelque chose de faux malgré mes recherches, je suis totalement ouvert à recevoir vos remarques!

La jeunesse de Tesla

Les parents de Nikola Tesla, Milutin et Djuka, sont nés dans le premier tiers du XIXème siècle[1]. Après un court passage par Senj, sur la côte adriatique de la Croatie, où sont né trois des enfants Tesla[2], ils migrèrent dans une autre ville de Croatie, Smiljan,  en 1852.

C’est dans cette ville qu’est né Nikola Tesla dans la nuit du 9 au 10 juillet 1856. La légende veut que ce fut à minuit une nuit d’orage et d’éclairs. Un échange aurait eu lieu entre la sage-femme du village qui aurait dit de Nikola qu’il était un enfant de la tempête et Djuka aurait répondu “non, de la lumière”[3].

Plusieurs évènements de sa jeunesse, vont marquer toute sa vie. Il découvrit l’électricité statique avec son chat, contracta une horreur pour les boucles d’oreilles, ou encore des troubles obsessionnels compulsifs (les fameux TOC) comme le fait de compter par trois toutes les choses par exemple[4]. Il développa aussi une capacité désormais fameuse à voir, aussi vrai que nature, tout ce qu’il pouvait imaginer[5].

Pendant sa jeunesse Tesla fut aussi choqué par la mort de son frère Dane[6] et ses parents furent ensuite très protecteurs avec lui.

Suite à cet évènement, ses parents migrèrent à Gospic, toujours en Croatie, où Tesla entra au collège et c’est au cours de cette période qu’il découvrit le principe des turbines et autres roues à aubes. Il prétend d’ailleurs qu’ayant entendu parler des chutes du Niagara il aurait dit à un de ses oncles qu’il maîtriserait leurs forces grâce à ces techniques, ce qu’il réalisa effectivement près de 30 ans plus tard[7].

Après avoir fini son collège en 1870, il poursuivit ses études dans un lycée avant d’entrer en 1875 à la Joanneum Polytechnic School de Graz, en Autriche. Nikola entreprit un cursus orienté autour des mathématiques et de la physique. C’est pendant un cours de physique à propos des moteurs ou générateur/dynamo à courant continu que, remettant en cause l’usage du commutateur, son professeur, lui expliqua que l’enlever serait aussi impossible que le mouvement perpétuel[8]. Tesla, instinctivement sûr de son fait, poursuivit cette idée pendant de nombreuses années pour aboutir au moteur à courant alternatif polyphasé qui, aujourd’hui, fait rouler les TGV entre deux grèves notamment.

Mais à quoi servait ce commutateur dans les moteurs à courant continu utilisés à l’époque? Prenons un peu de recul pour comprendre un peu ces histoires de courant continu/alternatif et de moteur/générateur d’abord.

Le courant continu est celui qui sort d’une pile ou d’une batterie par exemple. Il circulera toujours dans le même sens sans changer d’amplitude au cours du temps. Le courant alternatif de son côté va aller dans un sens puis dans l’autre un certain nombre de fois par seconde (il s’agit de sa fréquence). C’est celui qui est produit par les centrales électriques et qui vous est délivré par les prises de courant de nos maisons.

Afin de pouvoir faire fonctionner des rotatives ou des machines industrielles qui fonctionnent à l’électricité, il fallait disposer de générateurs qui produisent du courant, de fils pour le transmettre et de moteurs pour l’utiliser. Ces moteurs devaient, à l’époque, fonctionner sur les mêmes infrastructures électriques que celles utilisées pour la télégraphie qui fonctionnait par l’interruption d’un courant continu. Et il pouvait aussi être nécessaire de pouvoir faire fonctionner les machines sur batterie (qui délivre du courant continu donc).

La recherche avait donc tenté d’aboutir à la création d’un couple générateur/moteur à courant continu. Les travaux de l’époque étaient basés sur l’induction magnétique découverte par Faraday en 1831. L’idée était de générer du courant lors du passage d’un aimant dans une bobine de fil (pour le générateur) ou inversement, de générer un champ magnétique lors du passage d’un courant dans une bobine (pour un moteur).

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By Abnormaal (Own work) [GFDL (http://www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], via Wikimedia Commons

Pour faire fonctionner un moteur il fallait tout d’abord pouvoir générer de l’électricité. Le principe était donc de faire tourner une bobine dans le champ magnétique d'un aimant pour produire un courant électrique dans les fils de la bobine. Comme dans une dynamo de vélo ou une roue à aube par exemple. Mais ce courant étant alternatif par nature, il fallait un moyen de le rendre continu. C’est un certain Hyppolite Pixii qui inventa en 1832[9] le fameux commutateur qui permettait de le faire en prenant le courant dans le bon sens à chaque rotation.

Une fois le courant continu arrivé au moteur, le système de la dynamo était inversé et le courant passant dans la bobine générait un champ magnétique qui entre les aimants du stator, la partie aimantée fixe, faisait tourner l’axe.

Le problème avec l’usage du commutateur c’était que des étincelles étaient générées quand le courant était récupéré dans un sens puis dans l’autre et cela avait tendance à provoquer des incendies[10].

Collecteur.png

By Pulsar at French Wikipedia [Public domain], via Wikimedia Commons

Pour en revenir à l’éducation de Tesla, et malgré un bon début à Graz, ses résultats scolaires périclitèrent au cours de ses trois années car il fut absorbé par le démon du jeu[11] et il fuit à Maribor (ville située dans l’actuelle Slovénie) pour travailler[12]. Son père le retrouva et lui proposa de reprendre ses études à Prague mais Nikola déclina l’offre.

Peu de temps après cette altercation, son père mourut à Gospic en  avril 1879. Nikola continua de jouer aux cartes et à perdre de l’argent. Sa mère craignant pour sa santé, le convainc d’arrêter et Nikola alla dans la famille d’un de ses oncles pour finir ses études[13]. Mais en 1881, son oncle ne pouvait le financer plus longtemps et Tesla dut se résoudre à aller à Budapest. Il comptait y travailler pour un certain Puskas, un ami de la famille, qui avait pour charge d’implanter en Europe le téléphone mis au point par Edison. Mais il fut finalement embauché dans le Bureau Central du Télégraphe en Hongrie[14] où il rencontra Anthony Szigeti qui le suivit un bout de temps.

C’est en 1882[15], au cours d’une de leurs marches, que Tesla eut son moment Eureka. Il comprit comment se passer de commutateur. La solution : l’obtention d’un mouvement de rotation dans le rotor via des courants de Foucault générés par l’utilisation de champs magnétiques dans le stator grâce à différentes bobines déphasées dans lesquelles passent un courant alternatif.

Si vous n’avez pas tout suivi, ce n’est pas grave. Il faut juste retenir que c’est une idée extraordinaire. Il fallait maintenant qu’il puisse le construire en vrai.

Tesla et Edison

Après un passage court à Budapest, Szigeti et lui furent envoyés à Paris par Puskas afin de travailler pour une division européenne de la société d’Edison dirigée par un de ses proches, Charles Bachelor[16].

La réalisation de Tesla la plus notable pendant cette période chez Edison fut de travailler sur les systèmes installés à Strasbourg pour le gouvernement allemand et résoudre une situation complexe pour la société d’Edison. De retour à Paris, il voulut obtenir la prime promise pour ce travail, mais ses supérieurs se rejetaient la responsabilité et il n’obtint rien. Dégoûté par ces agissements, Tesla démissionna. Mais Charles Bachelor, ayant identifié en lui un inventeur de génie du niveau d’Edison, lui fit une lettre d’introduction pour aller à New York s’il souhaitait y travailler pour Edison. L’histoire retient que Bachelor aurait écrit : “I know two great men and you are one of them; the other is this young man”[17]. Ce qui se traduit à peu près en “Je connais deux grands hommes et vous êtes l’un d’entre eux. L’autre est ce jeune homme”.

Tesla sauta sur l’occasion et prit le premier train et le premier bateau pour New-York, perdant au passage tous ses effets personnels[18]. Il y arrive néanmoins sûr de ses connaissances et de sa volonté de vouloir démontrer la supériorité de ses inventions.

edison2.jpg

crédit : inventors.about.com : http://inventors.about.com/library/inventors/bledison.htm

Arrivé chez Edison, Tesla le trouva devant un gros dilemme: des dynamos avaient été installées à bord du SS Oregon - le paquebot transatlantique le plus rapide du monde -  mais elles ne fonctionnaient pas. Ne disposant pas d’ingénieur qui puisse s’y rendre, il proposa à Tesla d’y aller. Celui-ci s’y rendit et traita le problème rapidement. Recroisant le lendemain matin Edison et Bachelor, Tesla leur annonça que le travail était fini. En partant, Tesla entendit Edison confier à Bachelor : This is a damned good man!”[19]. En français cela donnerait quelque chose comme “Il est sacrément bon!”.

Mais la durée du travail de Tesla chez Edison ne dépassa pas les 6 mois et la raison de son départ est controversée. Edison aurait, selon certaines sources, promis à Tesla 50 000 dollars s’il arrivait à passer de continu à alternatif certaines de ses machines[20]. Ceci semble invraisemblable vu qu’Edison ne croyait pas du tout à l’intérêt du courant alternatif. D’autres expliquent qu’Edison avait des problèmes d’argent[21] et qu’il n’aurait jamais pu promettre une telle somme. D’autres racontent enfin que c’était plutôt pour des améliorations sur des machines[22], ou alors pour le non usage d’un système de lampe à arc qu’il aurait mis au point[23] …

Tesla et le moteur à courant alternatif

Toujours est-il qu’il partit fonder sa propre entreprise. Après une première création d’entreprise qui se finit en eau de boudin[24], Nikola Tesla se retrouva de nouveau à la rue sans le sou. Avec le peu d’argent qu’il arrivait à gagner il déposa néanmoins un brevet en 1886 pour un nouveau type de moteur. C’est le dépôt de ce brevet qui lui permit de rencontrer Alfred Brown. Cette rencontre allait changer sa vie[25].

Coutumier de certaines inventions d’Edison pour le télégraphe, Brown, qui travaillait chez Western Union, vit en Tesla un inventeur à soutenir. Aidés par Peck, un homme d’affaires, ils décidèrent de créer Tesla Electric Company dont l’objectif serait de développer le moteur à courant alternatif.

La stratégie de Brown et Peck était dite de “patent-promote-sell”. Breveter des inventions, les mettre en avant auprès d’industriels et vendre les brevets. Peck et Brown n’étaient pas convaincus par le courant alternatif, et pour eux le continu était plus établi dans l’industrie[26]. Tesla leur fit le coup de l’oeuf de Christophe Colomb, en version revisitée : S’il arrivait à faire tourner un oeuf sur lui-même sur sa base sans le toucher, Peck et Brown le soutiendraient avec son idée de courant alternatif. Il y arriva grâce au champ magnétique rotatif qu’il pouvait générer grâce au courant alternatif. Peck et Brown furent impressionnés et le soutinrent[27], tout  comme Colomb fut soutenu par la reine d’Espagne grâce à son oeuf.

Tesla déposa d’abord des brevets pour un système complet pour le courant alternatif incluant dynamo, transformateur, et moteur. Ensuite l’intérêt de l’invention fut mis en avant grâce à des experts du domaine et à travers plusieurs conférences que Tesla réalisa à propos de son moteur, mais aussi à propos du courant alternatif de manière plus générale[28].

5103-004-2E55AAA2.jpgcrédit : encyclopedia brittanica : http://global.britannica.com/biography/George-Westinghouse

Enfin ils surent aussi attirer l’attention de George Westinghouse. Il s’agissait d’un homme d’affaires ayant fait fortune grâce à des inventions dans le domaine du ferroviaire et qui souhaitait se développer dans le domaine de l’électricité. Il était l’un des seuls à voir dans le courant alternatif de bonnes perspectives et dans ce but chercha à acquérir des brevets pour diverses technologies en lien avec ce type de courant. A côté l’achat de brevets pour des transformateurs développés eu Europe, les brevets que la Tesla Electric Company possédait étaient, même pour un prix important[29], un atout important pour disposer de dynamos et de moteurs afin de développer cette activité[30]. Enfin cela lui permettait de se différencier d’Edison qui ne misait que sur le courant continu.

Tesla travailla avec les ingénieurs de Westinghouse à Pittsburgh pour industrialiser son moteur[31] de juillet 1888 jusqu’à son départ en août 1889. Ce travail continua sans lui car ce n’est pas avant début 1893[32] que Westinghouse eut la possibilité, autant technique que financière, de pouvoir pousser commercialement les résultats de ces travaux.

La guerre des courants

La période 1890-1891 fut très compliquée pour les sociétés de l’électricité. Entre la fusion des sociétés d’Edison et celle de Thompson Houston pour former General Electric d’un côté et Westinghouse qui tenta d’acheter de petites entreprises locales d’électricité de l’autre, le monde de l’industrie électrique était sous la pression du monde financier pour se structurer.

Par ailleurs, la guerre des courants faisait rage entre Edison et Westinghouse. Edison était convaincu que le courant continu était supérieur au courant alternatif. Westinghouse, de son côté, avait fait, comme d’ailleurs Thompson-Houston, le pari du courant alternatif.

Pour comprendre un peu cette bataille entre les deux systèmes, laissez moi juste vous expliquer les enjeux. Comme je l’ai expliqué avant, la télégraphie et l’usage régulier de batteries rendaient indispensable l’usage du continu. Un des problèmes que l’on rencontre quand on veut transmettre du courant, c’est la perte en ligne. L’idée étant que plus la tension est élevée, moins on perd par effet joule[33]. Le problème avec le courant continu, c’est que, comme on ne peut pas changer la tension une fois le courant produit, il fallait le produire à la tension utilisée par les moteurs (ou autre) à exploiter. Comme les tensions utilisées n’étaient pas forcément très importantes, il était donc indispensable de produire du courant près des lieux d’usage afin d’éviter les pertes en ligne liée à la faible tension. Pour le courant alternatif c’était différent. Sur la deuxième moitié du XIXème siècle des transformateurs, permettant de monter et descendre la tension, ont été développés en Europe. Ces transformateurs ont ainsi permis de transmettre du courant alternatif sur de plus grandes distances en minimisant les pertes en ligne.

L’Europe passa assez rapidement au courant alternatif. Mais Edison voulait imposer le courant continu à tout prix car son entreprise reposait principalement d’une part sur la construction de centrales locales produisant du courant continu et d’autre part sur la fabrication de matériel électrique fonctionnant sur ce type de courant. Il était par ailleurs convaincu qu’il était intrinsèquement plus dangereux (à tension égale il avait vu dans des expériences que des risques mortels plus grands existaient). Ce lobbying d’Edison se transforma en campagne agressive contre le courant alternatif. Il alla jusqu’à organiser des démonstrations publiques de sa dangerosité en tuant des animaux[34]. Il arriva même à ce que la première électrocution se fasse grâce à du courant alternatif. A l’époque on parlait d’ailleurs de “Westinghouser”. Mais cela eu l’effet contraire car l’opinion se retourna contre lui[35].

Cette guerre et les efforts importants que Westinghouse réalisa en R&D, notamment concernant le moteur de Tesla[36], lui imposèrent de demander à celui-ci de renoncer aux royalties. Selon Westinghouse cette condition était imposée pour qu’il conserve son rôle dans l’entreprise. Tesla aurait accepté par amitié…[37]

La transmission sans fil et le show

Après avoir quitté Westinghouse, Tesla prit un nouveau laboratoire à Manhattan, sur la Grand Street. Son idée était de développer les recherches autour du courant alternatif à haute fréquence. Partant des travaux de Hertz qui générait des ondes EM, il tenta de les améliorer et mit au point sa fameuse bobine Tesla. Grâce au phénomène de résonance il arrivait à faire un certain nombre de choses : générer ce qu’il appelait des “bouffées” d’énergie électrique; réaliser un transformateur (cela lui permettait d’augmenter fortement le voltage); et produire des fréquences extrêmement élevées. Lors d’une erreur involontaire, il toucha une partie de son matériel branché sur une bobine Tesla, et découvrit l’effet de peau (à haute fréquence le courant alternatif ne pénètre pas profondément et ne se propage qu’en surface, sur la peau donc, d’où son nom) qu’il exploita ensuite dans la plupart de ses conférences pour émerveiller le public[38] en tenant des ampoules ou des tubes fluorescents alimenté par le courant qui passait à la surface de son corps.

Il faut noter que Tesla n’était pas un Maxwellien (il ne faisait pas partie des partisans de la nouvelle théorie mise au point par James Clerk Maxwell quelques années auparavant pour expliquer les phénomènes électriques et magnétiques). A la différence de Hertz ou Lodge, il pensait pouvoir justifier des phénomènes observés avec les théories existantes et pensait que les Maxwelliens se trompaient d’explication avec ces nouvelles théories. D’autant plus que selon lui, les ondes électromagnétiques n’étaient pas capables de se propager sur de grandes distances et que les bouffées électrostatiques étaient plus aptes à justifier des phénomènes observés[39].

Il présenta diverses inventions lors de plusieurs conférences : en mai 1891 à New York[40] et en Europe en 1892. Il alla notamment à la Royal Society[41] où il eut l’occasion de s’asseoir dans le fauteuil de Faraday et à Paris avant d’aller au chevet de sa mère mourante. Malgré le fait qu’il prétendait ne pas croire aux prémonitions il raconte néanmoins que c’est en rêve que cet évènement tragique lui fut révélé[42] …

Parmi ses expériences de l’époque on peut en noter une en particulier : il prenait deux plaques non connectées et il les tournait vers le ciel; la première était branchée sur son oscillateur et elle était connectée à la terre; et l’autre plaque était aussi fixée à la terre avec une induction bien réglée. Une fois ce système mis en place il pouvait connecter sur cette seconde plaque un moteur où une lampe et les faire fonctionner[43]. Cette expérience représente les prémices de la radio pour certains. C’est en tout cas ce que Tesla défendit plus tard lors de divers procès sur la paternité du système[44]. Cependant cela s’entendait dans le cadre de ses recherches sur la transmission d’énergie sans fil et pour lui cela ne fonctionnait pas grâce à des ondes électro-magnétiques mais grâce à ses bouffées électrostatiques. Enfin il faut bien comprendre qu’à l’époque il y avait cette notion de “circuit” à fermer avec la terre, une vue très électricienne de la chose. Et Tesla pensait que le courant passait principalement dans la terre …

Les chutes du Niagara

En 1893 se tint la foire internationale de Chicago. C’est Westinghouse qui en obtint le contrat d’électrification. Cela permit à Tesla de montrer que le courant alternatif était capable d’illuminer un grand nombre de lampes ou de moteur en toute sécurité, au contraire de ce que pouvait dire Edison. Cette foire fut aussi pour lui l’occasion de présenter les prodiges que le courant alternatif rendait possible : son oeuf de Colomb électrique ou encore le fait de pouvoir allumer une ampoule sans qu’elle soit branchée (grâce à l’effet de peau).

Cette foire précéda de peu la victoire de Westinghouse dans l’obtention d’un contrat important : celui de dompter les chutes du Niagara. L’objectif était notamment de pouvoir transporter de l’énergie jusqu’à la ville de Buffalo (28 kilomètres[45])[46].

C’est Edward Dean Adams qui en fut le promoteur et fin 1892 un appel d’offre fut lancé pour choisir l’entreprise qui serait en charge du travail[47]. Tesla voulait à tout prix pousser son système à courant alternatif et rencontra Adams à de multiples reprises. En effet, entre la variété de systèmes à courant alternatif possibles, les guerres de brevet le concernant ou la position de Lord Kelvin, membre de la commission, qui poussait le courant continu (selon lui utiliser le courant alternatif était une “erreur gigantesque”), Adams souhaitait garder un maximum d’options[48]. Cependant les arguments de Tesla contre le courant continu convainquirent Adams. Il lui expliqua ainsi que l’usage de hautes tensions en courant continu poserait problème au niveau des moteurs et de l’éclairage qui ne fonctionnaient pas avec des hautes tensions. Il lui expliqua aussi que la génération et l’usage de courant étaient fondamentalement alternatifs comme le mouvement de rotation des turbines et des moteurs et qu’avec le courant alternatif il était possible d’amener de l’énergie plus loin grâce à des transformateurs. En octobre 1893 la commission choisi Westinghouse pour la mise en place du système (le succès de de la foire internationale de Chicago fut sûrement déterminante)[49].

Ce fut une grande victoire pour lui[50] et Tesla en fut grandement responsable. La production et la transmission à l’échelle industrielle du courant alternatif avec succès en Europe, et avec les chutes du Niagara aux Etats-Unis furent la démonstration qu’il était bien supérieur au courant continu et en firent un standard dans le monde entier.

Cet évènement permit à Tesla d’être reconnu comme un inventeur de premier plan aux Etats-Unis et de pouvoir embrayer sur un domaine qu’il allait développer les années suivantes : la transmission d’énergie sans fil. Mais ce sera pour un autre dossier.

Conclusion

A travers ce premier dossier nous avons découvert la première partie de la vie de Tesla. Sa jeunesse tout d’abord, avec le développement de certaines idées qu’il chercha par la suite à vouloir développer, avec plus ou moins de succès pour le moteur à courant alternatif par exemple. On découvre aussi comment cette invention fut mise au point et le contexte dans lequel cela se passa. Tesla n’inventa pas un moteur comme un génie venu d’ailleurs, d’autres chez Westinghouse, Thompson Houston ou en Europe en développèrent aussi. Les années qui suivirent son industrialisation furent émaillées de procès sur la paternité de cette invention. On découvre aussi les prémices de la radio, même si appliquée à un autre cas d’usage, la transmission d’énergie sans fil. On voit aussi que pour Tesla la théorie de l’électromagnétisme n’était pas pertinente et cela le fit partir dans une direction différente de celle de ses contemporains pour la transmission d’énergie sans fil, celui de l’usage du courant passant par la Terre …

Dans la deuxième partie nous découvrirons la suite des travaux de Tesla sur cette transmission d’énergie sans fil et d’une certaine manière sa déchéance à force de poursuivre des rêves impossibles … Je parlerai aussi de certains mythes qui, aujourd’hui, sont colportés ici ou là à son propos.

Quote

If Edison had a needle to find in a haystack, he would proceed at once with the diligence of the bee to examine straw after straw until he found the object of his search. … I was a sorry witness of such doings, knowing that a little theory and calculation would have saved him ninety per cent of his labor.

New York Times, 19 octobre 1931

Références

Livres

  • Wizard: The Life and Times of Nikola Tesla: Biography of a Genius de Marc J. Seifer
    • ISBN : 0806519606 (ISBN13 : 978-0806519609)
    • Auteur : Marc J. Seifer
    • Nombre de pages : 542 pages
    • Date de parution : 01/05/1998 chez Citadel Edition
    • Prix : 19,44€ chez Amazon



  • Inventor of the electric age de Bernard Carlson (meilleure biographie selon moi sur laquelle est basée ce dossier)

    • ISBN : 0691165610 (ISBN13 : 978-0691165615)

    • Auteur : W. Bernard Carlson

    • Nombre de pages : 520 pages

    • Date de parution : 15/05/2015 chez Princeton University Press

    • Prix : 19,26€ chez Amazon




  • Man out of time de Margaret Cheney

    • ISBN : 0743215362 (ISBN13 : 978-0743215367)

    • Auteur : Margaret Cheney

    • Nombre de pages : 400 pages

    • Date de parution : 09/10/2001 chez Touchstone

    • Prix : 10,43€ chez Amazon




  • Tesla: The Life and Times of an Electric Messiah de Nigel Cawthorne

    • ISBN : 078582944X (ISBN13 : 978-0785829447)

    • Auteur : Nigel Cawthorne

    • Nombre de pages : 192 pages

    • Date de parution : 05/04/2014 chez Chartwell Books

    • Prix : 14,46€ chez Amazon




  • Prodigual genius de John J O’Neill

    • ISBN : 1596057130 (ISBN13 : 978-1596057135)

    • Auteur : John J O’Neill

    • Nombre de pages : 336 pages

    • Date de parution : 01/11/2006 chez Cosimo Classics

    • Prix : 11,96€ chez Amazon




  • My inventions de Nikola Tesla

    • ISBN : 1519534477 (ISBN13 : 978-1519534477)

    • Auteur : Nikola Tesla

    • Nombre de pages : 50 pages

    • Date de parution : 26/11/2015 chez Createspace Independent Publishing Platform

    • Prix : 5,65€ chez Amazon




  • Edison: A life of invention de Paul Israel

    • ISBN : 0471362700 (ISBN13 : 978-0471362708)

    • Auteur : Paul Israel

    • Nombre de pages : 560 pages

    • Date de parution : 16/02/2000 aux Editions Belin

    • Prix : 21,59€ chez Amazon et  32,90€ à la Fnac




  • The Wizard of Menlo Park de Randall E. Stross

    • ISBN : 1400047633 (ISBN13 : 978-1400047635)

    • Auteur : Randall E. Stross

    • Nombre de pages : 125 pages

    • Date de parution : 25/03/2008 chez Broadway Books

    • Prix : 13€ chez Amazon et à 12,85€ à la Fnac




  • Nikola Tesla: prophet of the modern technological age de Michael W. Simmons

    • ISBN : 1532867735 (ISBN13 : 978-1532867736)

    • Auteur : Michael W. Simmons

    • Nombre de pages : 242 pages

    • Date de parution : 21/04/2016 aux chez Createspace Independent Publishing Platform

    • Prix : 16,81€ chez Amazon




  • Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of electricity de Charles River Editors

    • ISBN : 149234219X (ISBN13 : 978-1492342199)

    • Auteur : Charles River Editors

    • Nombre de pages : 80 pages

    • Date de parution : 05/09/2013 chez CreateSpace Independent Publishing Platform

    • Prix : 10,34€ chez Amazon




  • Altersciences d’Alexandre Moatti

    • ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874)

    • Auteur : Alexandre Moatti

    • Nombre de pages : 336 pages

    • Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob

    • Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac



Web



  • Une description intéressante du brevet de Tesla sur le moteur synchrone (avec des affirmations plus difficiles à confirmer/informer concernant les résonnances de Schumann ou le Radar, etc) https://www.bibnum.education.fr/sciencesdelingenieur/electrotechnique/l-invention-du-moteur-synchrone-par-nikola-tesla

  • Une page sur l’Edison Tech Center (ils sont potentiellement partisans) qui, selon eux, débunke des mythes autour de Tesla : http://www.edisontechcenter.org/tesladebunked.html

    • Mon point de vue ? Ok, ils en débunkent certains (l’invention de l’AC par Tesla, par exemple), mais un certain nombre de choses est avancé sans citer de source spécifiquement par information, et vu la passion de certains sur la question on est en droit de se poser la question de la partialité d’un debunkage de soi-disant mythes à propos de Tesla sur une page créée par un centre au nom d’Edison)





[1] Son père Milutin Tesla était prêtre orthodoxe et sa mère, Djuka Mandic, s’occupait du foyer et des enfants



[2] Un garçon, Dane en 1984, et deux filles Angelina en 1850 et Milka en 1852



[3] Inventor of Electric Age, Carlson, p 18



[4] My Inventions, Tesla, p 12



[5] Capacité qui, selon John O’Neill dans Prodigual Genius, lui permis soit disant de ne pas avoir besoin, ni de prendre de notes, ni de faire de tests en vrai.



[6] Inventor of Electric Age, Carlson, p 20



[7] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 26



[8] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 42



[9] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 37



[10] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 42



[11] Il jouait aux dominos et au poker principalement



[12] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 47



[13] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 48



[14] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 50



[15] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 52



[16] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 63



[17] Prodigual Genius, O’Neill, p 60



[18] Prodigual Genius, O’Neill, p 58



[19] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 70



[20] Thomas Edison & Nikola Tesla, The pioneers of Electricity, Charles Rivers Editors



[21] Ibid



[22] Prophet of the Modern Technological Age, Simmons, p 76



[23] Inventor of the Electrical Age, Carlson, 73



[24] Tesla avait toujours en tête de pouvoir réaliser le développement de son moteur AC et avec quelques investisseurs (principalement messieurs Vail et Lane), qui s’étaient intéressés à ses travaux du temps de son passage chez Edison, il fondât la Tesla Electric Light and Manufacturing Company. Cette société se chargea de vendre des lampes à arc basées sur un brevet déposé par Tesla quelques temps plus tôt. Brevet qu’il mit au nom de cette société. Mais selon Carlson les investisseurs ne souhaitèrent pas poursuivre l’aventure sur les aspects manufacturing et préférèrent se concentrer sur l’aspect vente de systèmes d’éclairages à travers la création d’une nouvelle entreprise en laissant tomber Tesla. Tesla ne put plus exploiter son brevet ni développer son moteur AC comme il l’avait souhaité en s’associant à Vail et Lane.



[25] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 77



[26] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 87



[27] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 92



[28] “A NEW SYSTEM OF ALTERNATING CURRENT MOTORS AND TRANSFORMERS” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, May 1888 : http://www.tfcbooks.com/tesla/1888-05-16.htm



[29] Inventor of the Electrical Age, Carlson p 113



[30] Avant d’acquérir les brevets de Tesla, il acquis aussi celles de transformateur de Gaulard & Gibbs nécessaire à la modification du voltage AC (impossible à l’époque pour du DC), mais aussi les travaux de Ferraris qui a Turin avait aussi travaillé sur les champs magnétiques rotatifs (d’où d’ailleurs une certaine confusion sur la réelle paternité du moteur AC) .


On trouve chez Charles Rivers editors une référence à une somme d’1 million de dollars que Westinghouse aurait payé, mais il semble plus réaliste que la Tesla Electric Ligne Company ait reçu 25,000 dollars en liquide, 50,000 dollars en billet à ordre and des royalties de 2,50 dollars par cheval vapeur développé.



[31] Il est important de noter, qu’à la différence de ce que Tesla croyait, même si son moteur fonctionnait à la perfection dans sa tête où dans son laboratoire, il était indispensable de pouvoir mettre au point un moteur qui puisse fonctionner dans des conditions réelles, avec les fréquences délivrées par les générateurs, sur le bon nombre de phase, etc.



[32] Carlson, p 167




[34] selon lui le DC à même tension était non mortel, alors qu’il était surtout question de fréquence



[35] Thomas Edison & Nikola Tesla: The pioneers of Electricity, Charles River Editors



[36] selon Carlson c’est la raison en tout cas. Par contre on trouve plein d’autres raisons dans les autres bios ...



[37] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 131



[38] C’est notamment via cet effet de peau et l’usage des ancêtre des tubes néon, ou de lampes à un seul fil avec un bouton en carbone, qu’il est devenu le magicien de la lumière, expert des shows dans les plus grandes capitales.



[39] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 125-128



[40] “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF VERY HIGH FREQUENCY AND THEIR APPLICATION TO METHODS OF ARTIFICIAL ILLUMINATION” by Nikola Tesla Delivered before the American Institute of Electrical Engineers, Columbia College, N.Y., May 20, 1891 :http://www.tfcbooks.com/tesla/1891-05-20.htm



[41] “EXPERIMENTS WITH ALTERNATE CURRENTS OF HIGH POTENTIAL AND HIGH FREQUENCY” by Nikola Tesla Delivered before the Institution of Electrical Engineers, London, February 1892. : http://www.tfcbooks.com/tesla/1892-02-03.htm



[42] Même si il raconte par la suite avoir pu tracer la naissance de cette idée jusqu’à des choses qu’il aurait vu par ailleurs. Cette idée d’un déterminisme de toute idée ou sentiment ou action est quelque chose qu’il a en tête depuis tout jeune et qui conduit aussi à tout ce qu’il a comme opinion sur l’aspect automate de l’homme et sur ce qu’il réalisa autour des bateau téléguidé et de ce qu’il appelait “Teleautomatics” dont nous parlerons plus tard.



[43] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 139



[44] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 141




[46] Si on remonte un peu on peut aussi voir, comme le présente Carlson, que Tesla allât en Europe pour se renseigner plus en détail sur ce qui avait été présenté lors le l’Electrotechnical Exhibition à Francfort en Septembre 1891. Outre qu’à cette occasion fut démontrée la possibilité de transmettre du courant depuis Lauffen (175 kilomètres de distance) via de l’AC, van Miller, Brown et Dolivo-Dobrowolsky démontrèrent le potentiel commercial de l’usage de l’AC polyphasé grâce à un moteur utilisant cette technologie. Il n’était donc pas seul à avoir travaillé sur le sujet à l’époque et même si il semble avoir devancé de peu ceux-ci, l’information n’était pas forcément arrivée en Europe et certains les annoncaient comme les inventeurs de cette découverte. Comme quoi il y avait vraiment une convergence d’idée à l’époque sur ces sujets.



[47] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 166



[48] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 170



[49] Inventor of the Electrical Age, Carlson, p 173



[50] même si GE eut le contrat pour la mise en place des lignes servant à transmettre l’énergie

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LisezLaScience - HS-7 - Interview de Carl Zimmer à propos de "Planète de Virus" par Podcastscience

251 Carl Zimmer Planet of Viruses EN.mp3

251 Carl Zimmer Planet of Viruses EN.mp3

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J'ai eu la chance de pouvoir récemment participer (un petit peu) à l'interview de monsieur Carl Zimmer, auteur de "A Planet of Viruses", réalisée par l'équipe de Podcascience. Cette interview a été réalisée en anglais, et si la langue de Shakespeare ne vous fait pas peur, l'audio peut-être retrouvée dans le flux de LisezLaScience (et bien entendu chez Podcastscience) et grâce aux contributeurs géniaux de Podcastscience, vous pouvez auss retrouver la transcription en VO sur leur site.

L'ouvrage

Planète de Virus - Carl Zimmer - Belin

Planète de Virus - Carl Zimmer - Belin

Planète de Virus est un ouvrage écrit par Carl Zimmer à l'occasion d'une action nommée "World of Viruses" visant à faire de la communication/médiation/vulgarisation (choisissez le mot qui vous convient le mieux) à propos des virus de manière globale et sur des supports aussi variés que possible (site web, vidéo, etc). Dans le cadre de cette action, Carl Zimmer a été missionné pour rédiger ce livre sur les virus. Ce livre nous amène à comprendre un peu mieux les virus, leur façon de fonctionner, mais aussi l'histoire de leur découverte et des interactions (combat n'est pas vraiment el bon mot vu l'intérêt que certains virus peuvent avoir pour nous) que nous avons pu avoir avec les virus en tant qu'espèce.

C'est un livre qui n'est pas très long et qui est extrêmement facile et agréable à lire. Si jamais la langue de Shakespeare ne vous dérange pas, vous pouvez vous jeter sur la version originale en anglais. Mais si jamais vous souhaitez le lire en français, vous avez de la chance; en effet, Karim Madjer et Alan Vonlanthen de Big Bang Science Communication ont fait un super travail de traduction de cet ouvrage qui est disponible depuis peu aux Editions Belin dans la collection Sciences à Plumes.

L'interview


Dans ce cadre, Carl Zimmer a accepté de participer à une interview qui a été réalisée par Podcastscience et à laquelle j'ai eu la chance d'être associée. Ce fut une première pour l'équipe (et aussi pour moi) de réaliser une interview en anglais. Mais ce fut aussi un très grand succès grâce à la grande qualité du travail réalisé par l'équipe de Podcastscience, car l'interview est fluide, très intéressante et de bonne qualité pour qui souhaite en savoir plus sur l'ouvrage et les virus.

Comme je l'expliquais dans le chapeau, vous pouvez aussi, grâce aux merveilleux contributeurs de Podcastscience, retrouver une retranscription de cette interview sur leur site.

Pour ceux qui souhaiteraient avoir une version en français dans le texte de cette interview, un peu de patience, elle devrait arriver sous peu ! Pour elle vous aurez accès à une version disposant de Voice Over (comme ce que vous pouvez retrouver pour les reportages télévisés avec des étrangers dont les paroles sont traduites) et une retranscription en VF.

Je voudrais enfin remercier l'équipe de Podcastscience, et celle de Big Bang Science Communication de m'avoir permis de pouvoir participer à cet interview ! Ce n'est pas tout les jours que l'on peut interviewer un vulgarisation comme Carl Zimmer !

L'auteur


Carl Zimmer - crédit : Ben Stechschulte

Carl Zimmer - crédit : Ben Stechschulte

Concernant Carl Zimmer, voici une adaptation de la présentation que j'ai eu l'occasion de faire à son propos lors de l'interview de Podcastscience:

Carl Zimmer a obtenu votre licence d’Anglais à l’Université de Yale avant de travailler pour le magazine Discover à la fin des années 80. D’abord comme relecteur-correcteur puis comme rédacteur en chef adjoint. Chroniqueur au New-York Times (pas si mal quand même), on le retrouve aussi sur des émission radio comme Radiolab et certain de ses livres ont été largement acclamés par la critique : “Soul Made Flesh - a history of Neuroscience” a été par exemple nommé parmi les 100 meilleurs ouvrages par le New York Times Book Review. “Science Ink: Tattoos of the Science Obsessed” a aussi été mis en avant par des média grand public comme le Huffington Post, Der Spiegel, ou encore le Guardian.

En tant que journaliste, les articles de Carl Zimmer, qu’ils aient été dans Discover, le New York times ou sur son blog, The Loom, qui est maintenant hébergé sur la plateforme du National Geographic, ont été reconnus comme faisant partie des meilleurs écrits scientifiques américains dans diverses anthologies. Carl Zimmer a aussi gagné le prix de l’Association Américaine de l’Avancement du Journalisme Scientifique trois fois pour certains de ses articles.

Liens


Le livre



  • Planète de Virus de Carl Zimmer

    • ISBN : 2701197678 (ISBN13 : 978-2701197678)

    • Auteur : Carl Zimmer; Traducteurs : Alan Vonlanthen & Karim Madjer

    • Nombre de pages : 125 pages

    • Date de parution : 03/03/2016 aux Editions Belin

    • Prix : 16€ chez Amazon et la Fnac



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LisezLaScience - 18 - Paranormality de Richard Wiseman avec Jean-Michel Abrassart

LLS-18-Paranormality_Scepticisme_Scientifique.mp3

LLS-18-Paranormality_Scepticisme_Scientifique.mp3

Télécharger Télécharger ( 60 Mo )

Paranormality - Richard Wiseman - Crédit : Pan books
Paranormality - Richard Wiseman - Crédit : Pan books

Dans cet épisode j'ai eu la chance de pouvoir échanger avec Jean-Michel Abrassart, l'hôte du podcast Scepticisme Scientifique à propos du livre de Richard Wiseman "Paranormality" (en VF il s'agit de "Petites expériences extra-sensorielles : Télépathie, voyance, hypnose, Le paranormal à l'épreuve de la science").

Richard Wiseman
Richard Wiseman

Les références des livres évoqués

  • Paranormality de Richard Wiseman
    • ISBN :1447273397 (ISBN13 : 978-1447273394)
    • Auteur : Richard Wiseman
    • Nombre de pages : 352 pages
    • Date de parution : 15/01/2015 chez Pan Books
    • Prix : 9,80€ chez Amazon et 13,39€ à la Fnac


  • Petites expériences extra-sensorielles : Télépathie, voyance, hypnose, Le paranormal à l'épreuve de la science de Richard Wiseman

    • ISBN : 2100572512 (ISBN13 : 978-2228906555)

    • Auteur : Richard Wiseman

    • Nombre de pages : 256 pages

    • Date de parution : 21/03/2012 chez Dunod

    • Prix : 16,90€ chez Amazon et la Fnac



  • An Anomalistic Psychology: Exploring Paranormal Belief and Experience de Christopher C. French

    • ISBN :1403995710 (ISBN13 : 978-1403995711)

    • Auteur : Christopher C. French

    • Nombre de pages : 346 pages

    • Date de parution : 1/11/2013 chez Palgraveê Macmillian

    • Prix : 39,59€ chez Amazon et 33,60 à la Fnac



  • La conscience invisible : Le paranormal à l'épreuve de la science de Dean Radin

    • ISBN : 2290354104 (ISBN13 : 978-2290354100)

    • Auteur : Dean Radin

    • Nombre de pages : 502 pages

    • Date de parution : 06/12/2006 chez J'ai lu

    • Prix : 8,00€ chez Amazon et la Fnac



  • Inventing the Way of the Samurai: Nationalism, Internationalism, and Bushidō in Modern Japan de Oleg Benesch

    • ISBN : 0198754256 (ISBN13 : 978-0198754251)

    • Auteur : Oleg Benesch

    • Nombre de pages : 304 pages

    • Date de parution : 01/04/2016 chez OUP Oxford

    • Prix : 37,39€ chez Amazon



  • The One Ring : Roleplaying Game

    • ISBN : 0857442449 (ISBN13 : 978-0857442444)

    • Auteur : Francesco Nepitello, John Howe (Illustrator), Andy Hepworth (Illustrator), John Hodgson (Illustrator), Tomasz Jedruszek (Illustrator), Jan Pospisil (Illustrator), Andrew Kenrick (Contributor), Dominic McDowall (Contributor)

    • Nombre de pages : 336 pages

    • Date de parution : 31/08/2011 chez Sophisticated Games and Cubicle 7 Entertainment

    • Prix : 121,18 chez Amazon




Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-18” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-18

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LisezLaScience - 17 - L'Univers à Portée de Main de Christophe Galfard avec Sébastien Carassou

LLS-17-Interview_Christophe_Galfard.mp3

LLS-17-Interview_Christophe_Galfard.mp3

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L'Univers à Portée de Main - Christophe Galfard. Crédit : Flammarion
L'Univers à Portée de Main - Christophe Galfard. Crédit : Flammarion

Dans cet épisode j'ai eu la chance de pouvoir échanger avec Christophe Galfard à propos de son livre "L'Univers à Portée de Main" chez Flammarion en compagnie de Sébastien Carassou.

Christophe Galfard en dédicace au salon du livre jeunesse 2012 de Montreuil - crédit : Thesupermat (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons
Christophe Galfard en dédicace au salon du livre jeunesse 2012 de Montreuil - crédit : Thesupermat (Own work) [CC BY-SA 3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0)], via Wikimedia Commons

Les références des livres évoqués

  • L'Univers à Portée de Main de Christophe Galfard
    • ISBN : 2081346516 (ISBN13 : 978-2081346512)
    • Auteur : Christophe Galfard
    • Nombre de pages : 448 pages
    • Date de parution : 10/06/2015 chez Flammarion
    • Prix : 19,90€ chez Amazon et la Fnac


  • Une histoire de tout ou presque de Bill Bryson

    • ISBN : 2228906557 (ISBN13 : 978-2228906555)

    • Auteur : Bill Bryson

    • Nombre de pages : 654 pages

    • Date de parution : 11/05/2011 chez Payot

    • Prix : 10,65€ chez Amazon et la Fnac



  • Seul sur Mars de Andy Weir

    • ISBN : 2811215727 (ISBN13 : 978-2811215729)

    • Auteur : Andy Weir

    • Nombre de pages : 480 pages

    • Date de parution : 16/10/2015 chez Milady

    • Prix : 7,90€ chez Amazon et la Fnac



  • Copenhague de Michael Frayn (en anglais)

    • ISBN : 0385720793 (ISBN13 : 978-0385720793)

    • Auteur : Andy Weir

    • Nombre de pages : 144 pages

    • Date de parution : 08/08/2000 chez Anchor

    • Prix : 9,27€ chez Amazon




Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-17” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-17https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-17

Livres revus sur LisezLaScience


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LisezLaScience - 16 - Le Pharmachien d'Olivier Bernard

LLS-16-Interview_Olivier_Bernard.mp3

LLS-16-Interview_Olivier_Bernard.mp3

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Le Pharmachien par Olivier Bernard - crédit: Éditions Kennes
Le Pharmachien par Olivier Bernard - crédit: Éditions Kennes

Dans cet épisode j'ai la chance de pouvoir échanger avec Olivier Bernard, alias le Pharmachien à propos de son livre "Le Pharmachien" aux éditions Kennes.

Olivier Bernard, auteur du livre
Olivier Bernard, auteur du livre "Le Pharmachien"

Merci aux Éditions Kennes d'avoir pu rendre possible cette interview !

Les références des livres évoqués

  • Le Pharmacien d'Olivier Bernard
    • ISBN : 2875801066 (ISBN13 : 978-2875801067)
    • Auteur : Olivier Bernard
    • Nombre de pages : 208 pages
    • Date de parution : 08/04/2015 chez Kennes Edition
    • Prix : 19,95€ chez Amazon et la Fnac


  • Quiet: The Power of Introverts in a World That Can't Stop de Susan Cain

    • ISBN : 0141029196 (ISBN13 : 978-0141029191)

    • Auteur : Susan Cain

    • Nombre de pages : 352 pages

    • Date de parution : 03/01/2013 chez Penguin

    • Prix : 7,02€ chez Amazon et la Fnac



  • A Scientist in Wonderland: A Memoir of Searching for Truth and Finding Trouble de Edzard Ernst

    • ISBN : 1845407776 (ISBN13 : 978-1845407773)

    • Auteur : Edzard Ernst

    • Nombre de pages : 200 pages

    • Date de parution : 12/01/2015 chez Imprint Academic

    • Prix : 21,28€ chez Amazon




Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-16” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-16

Quelques podcast, chaînes Youtube et sites d'intérêt


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LisezLaScience - 15 - Flatland de Edwin A. Abbott avec Nicolas Tupegabet et Pascal Metz de Podcastscience

LLS-15-InterviewNicoTupePascalMetz.mp3

LLS-15-InterviewNicoTupePascalMetz.mp3

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Flatland par Edwin A. Abbott. Crédit : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Flatland_cover.jpg


Flatland par Edwin A. Abbott. Crédit : https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/5/51/Flatland_cover.jpg

Dans cet épisode j'ai la chance de pouvoir échanger avec Nicolas Tupegabet et Pascal Metz, deux membres de l'équipe PodcastScience, à propos de Flatland, livre écrit par Edwin A. Abbott et disponible dans diverses versions : audio [en], ebook [fr] ou encore papier.

Les références des livres évoqués



  • Flatland de Edwin A. Abbott

    • ISBN : 2290054097 (ISBN13 : 978-2290054093)

    • Auteur : Edwin A. Abbott

    • Nombre de pages : 125 pages

    • Date de parution : 05/04/2013 chez Édition 84 dans la collection Librio Littérature

    • Prix : 3,00€ chez Amazon et la Fnac



  • Only the longest threads par Tasneem Zehra Husain

    • ISBN : 1589880889 (ISBN13 : 978-1589880887)

    • Auteur : Tasneem Zehra Husain

    • Nombre de pages : 222 pages

    • Date de parution : 01/11/2014 chez Paul Dry Books, Inc

    • Prix : 15,95€ chez Amazon



  • La relativité par Albert Einstein

    • ISBN : 2228882542 (ISBN13 : 978-2228882545)

    • Auteur : Albert Einstein

    • Nombre de pages : 240 pages

    • Date de parution : 13/02/1990 chez Payot

    • Prix : 7,65€ chez Amazon et la Fnac



  • Alan Turing: The Enigma par Andrew Hodges

    • ISBN : 1784700088 (ISBN13 : 978-1784700089)

    • Auteur : Andrew Hodges

    • Nombre de pages : 768 pages

    • Date de parution : 13/11/2014 chez Vintage

    • Prix : 12,98€ chez Amazon



  • The Adventures of Mr. Tompkins 1 par Igor Gamow et Scorpio Steele

    • ISBN : 1439252114 (ISBN13 : 978-1439252116)

    • Auteur : Igor Gamow et Scorpio Steele

    • Nombre de pages : 96 pages

    • Date de parution : 01/12/2009 chez Booksurge Publishing

    • Prix : 17,50€ chez Amazon




Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-15” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-15

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LisezLaScience - HS-6 - Évènement #psSortDuPlacard - version complète de l'épisode 225 de Podcastscience

225%20-PSSortDuPlacard_v4.mp3

225%20-PSSortDuPlacard_v4.mp3

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Bonjour à tous,

j'ai eu la chance de pouvoir participer à l'évènement #psSortDuPlacard organisé par PodcastScience et StripScience le samedi 27 juin à l'occasion de la marche des fiertés à Paris. À cette occasion j'ai présenté trois livres que j'ai eu l'occasion de lire et qui traitaient des études scientifiques qui ont pu être réalisées en lien avec l'homosexualité pour deux d'entre eux et de la vie de Alan Turing, très grand mathématicien et scientifique, qui était homosexuel.


J'espère que vous apprendrez plein de choses en écoutant l'émission de PodcastScience dont vous pourrez retrouver l'intégralité ci-dessus. Je signale aussi que tous les dossiers présentés pendant l'émission peuvent être retrouvées sur le site de PodcastScience. Vous pourrez aussi retrouver la production pléthorique de dessins qui ont été réalisés par l'équipe fantastique de dessinateurs qui ont officié pendant l'évènement. Vous pouvez ainsi retrouver les notes de l'émission de PodcastSciencele billet chez PodcastScience correspondant à mon intervention (reprise ci-dessous), ainsi que le compte rendu qu'a réalisé Pierre Kerner pour StripScience.


Un grand bravo à toutes les personnes qui ont permis la réalisation de cet évènement : l'équipe de Podcastscience, de StripScience, Xavier Durussel, Pierre Kerner, Swoog, et tout ceux que j'oublie.


Vous pouvez retrouver l'intégralité du dossier que j'ai présenté ci-dessous ou bien sur le billet associé sur le site de PodcastScience.


Billet présenté dans le cadre de l'event #psSortDuPlacard le 27 juin 2015 et publié simultanément sur PodcastScience 

Pitch

L’équipe de Podcast Science m’a proposé de réaliser un dossier sur quelques livres qui seraient intéressants de lire si l’on souhaite en savoir plus sur l’homosexualité, et la science associée de manière plus large. Je vous propose donc deux livres qui traitent de l’homosexualité d’un point de vue scientifique et un autre qui traite d’Alan Turing, grand scientifique de la première moitié du XXe qui était aussi homosexuel. De quoi vous occuper pendant les vacances si vous souhaitez de bons livres sur l’homosexualité au sens large :)

Dossier

Conundrum - Nancy Peters

Conundrum: The Evolution Of Homosexuality


Le premier dont je vais vous parler se nomme “Conundrum: The evolution of homosexuality”, de Nancy Peters. Alors je préfère vous prévenir tout de suite : toutes ces références seront en anglais. Il existe juste une traduction pour le livre sur Alan Turing. Nancy Peters est une écrivain freelance vivant à New York. J’ai tenté d’avoir plus d’informations sur elle, mais mes demandes sont restées lettre morte, désolé.


Ce livre relativement court qui décrit la vision de la biologie comportementale sur l’homosexualité et son évolution. Le propos est clair, illustré et toute personne souhaitant avoir une vision, plutôt haut-niveau, de la question saura trouver dans ce livre un certain nombre d’informations relativement à jour et appuyées sur des études scientifiques sérieuses. L’auteur traite de l’homosexualité sans se limiter à l’espèce Humaine, ni à une culture ou une époque en particulier. On aborde ainsi sa présence chez les primates de manière large, mais aussi dans les civilisations grecques, égyptiennes ou chez les maori.


Ce livre n’a pas pour but d’être exhaustif sur l’homosexualité et ce que la science pourrait en avoir à dire, mais il sait fournir une base intéressante à qui souhaite se renseigner sur la question.


Il remplit donc pleinement son office et la seule chose que j’aurais personnellement à lui reprocher c’est son organisation : certains sujets sont abordés selon un certain angle, puis l’auteur aborde un autre point, et revient ensuite au premier. En tout cas si vous êtes pressé, ce livre est pour vous !

Gay, Straight, and the Reason Why - Simon Levay

Gay, Straight, and the Reason Why: The Science of Sexual Orientation


Le second livre est “Gay, Straight, and the Reason Why” de Simon LeVay.


Simon LeVay est un neuroscientifique américano-britannique qui s’est, apparemment, toujours intéressé aux structures du cerveau et aux liens possibles avec l’orientation sexuelle. Après une éducation supérieure de haute volée où il fréquenta successivement les bancs de Cambridge, Göttingen et Harvard, il réalisa la majeure partie de sa carrière dans ce dernier établissement avant d’intégrer le Salk Institute for Biological Studies où il réalisa l’étude pour laquelle il est sûrement le plus connu et qui portait sur le noyau INAH3 au sein du cerveau. Il montra en effet une corrélation entre la taille de ce noyau de neurones et l’orientation sexuelle de son possesseur.


À la différence du livre de Nancy Peters, celui-ci est plus volumineux et plus long à lire. Mais cela vaudra clairement le temps que vous y passerez! Je n’ai jamais vu un livre aussi exhaustif, aussi bien référencé et aussi sérieux sur un sujet. Il est aussi différent par son approche: Simon LeVay se concentre sur l’Humain et sur l’époque actuelle et va ainsi aborder tous les axes possibles de réflexion sur l’Homosexualité (psychologie, biologie, génétique, etc)


Le livre est bien structuré, l’auteur présente, pour chaque axe un certain nombre d’hypothèses, avec les études associées, les résultats obtenus, et ce qui en est ressorti, en pour et en contre.


Cet ouvrage est un bon complément à celui de Nancy Peters pour qui souhaite entrer plus en profondeur dans le sujet. On pourra remarquer que Simon LeVay, dans son travail de référence et de recherche d’études sur les sujets abordés, ne cite quasiment aucune étude francophone ...

Alan turing: The Enigma - Andrew Hodges

Alan Turing: The Enigma


Ahhh, Alan Turing! En tant que personne travaillant dans le domaine de l’informatique, il représente un dieu de la spécialité. L’un de ses esprits géniaux grâce à qui nous avons pu avoir à notre disposition cette technologie fantastique qui nous permet de pouvoir commander des cuisses de poulet surgelées à 3 heures du matin depuis le fond de notre lit.


Blague à part, le travail de cet homme est juste fondamental pour notre société d’aujourd’hui. Et c’est sa vie qu’Andrew Hodges nous raconte de manière agréable et touchante. On découvre ainsi la vie du jeune Alan Turing, avec son amour de jeunesse pour Christopher Morcom, mort trop vite, et dont la perte resta ancrée en Alan pendant toute sa vie. On découvre aussi son travail lors de la Seconde Guerre Mondiale pour le décryptage des messages produits grâce à la machine Enigma. On apprend aussi à quel point il a révolutionné les mathématiques à travers son article sur les nombres calculables et les machines de Turing, celui sur le principe d’imitation avec son fameux test pour déterminer si l’on a à faire à une machine ou plus un humain, son invention de la programmation, des fonctions, etc. On ne se rend pas compte à quel point il est à l’origine de toute cette technologie, ces ordinateurs, tablettes et smartphones qui nous sont aujourd’hui indispensable.


On en apprend aussi un peu plus sur la vie des homosexuels dans cette première moitié du XXe siècle anglais, et comment s’est déroulée la fin de sa vie, entre son arrestation, son procès, sa castration chimique et ses derniers jours avant son suicide en 1954.


Pour ceux qui auraient vu le film, très bon film en passant, vous découvrirez la vraie histoire (sur laquelle est censée être basé le film d’ailleurs) et d’Alan Turing. Un peu moins romanesque et moins d’espionnage mais tellement plus intéressante.

Conclusion

En conclusion ce que je peux dire c’est que j’ai vraiment appris beaucoup de choses : sur l’homosexualité, certes, mais aussi sur ce scientifique formidable que fut Alan Turing et sur les impacts des préjugés de la société sur les homosexuels au sens large. Le suicide d’Alan Turing, pour beaucoup, conséquence du traitement consécutif à son procès et de l’atmosphère homophobe de l’époque, l’aura peut-être empêché de faire de nouvelles découvertes fantastiques et fondamentales. Dix ans se sont écoulés entre les deux articles fondateurs d’Einstein sur la relativité restreinte et générale. Imaginez ce que Turing aurait pu faire si il avait vécu plus longtemps !

Je vous conseille donc de lire ces livres, et d’en proposer la lecture autour de vous. Ceci permettra peut-être de réduire les préjugés qui rongent notre société et d’éviter aux homosexuels de subir des pressions et des discriminations.

Laissons les personnes LGBT s’épanouir car elles pourront sûrement rendre le monde plus beau et meilleur pour nous tous.

Vous pourrez retrouver l’ensemble des livres sur le compte goodreads de LisezLaScience. Ceux-ci seront placés sur une étagère spécifique et celle pour aujourd’hui sera LLS-HS-6 : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-6

Liens

Les références livresques

Alan Turing: The Enigma

  • ISBN : 1784700088 (ISBN13: 978-1784700089)
  • Auteur : Andrew Hodges
  • Nombre de pages : 768 pages
  • Date de parution : 13/11/2014 chez Vintage
  • Prix : 13,34 € chez Amazon ou chez la Fnac (en français)

Gay, Straight, and the Reason Why: The Science of Sexual Orientation

  • ISBN : 0199931585 (ISBN13 : 978-0199931583)
  • Auteur : Simon Levay
  • Nombre de pages : 432 pages
  • Date de parution : 06/09/2012 (Reprint) chez Oxford University Press
  • Prix : 25,32 € chez Amazon et à 10,09€ chez la Fnac (en numérique uniquement)

Conundrum: The Evolution Of Homosexuality

  • ISBN : 1420893386 (ISBN13 : 978-1420893380)
  • Auteur : Nancy J. Peters
  • Nombre de pages : 208 pages
  • Date de parution : 01/02/2006 chez Authorhouse
  • Prix : 21,64 € chez Amazon
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LisezLaScience - 14 - Interview d'Anna Alter auteur de "De quels atomes sommes-nous faits ?"

LLS-14-InterviewAnnaAlter.mp3

LLS-14-InterviewAnnaAlter.mp3

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De quels atomes sommes nous faits? - A. Alter, É. Klein et T. Portal - éditions Le Pommier
De quels atomes sommes nous faits? - A. Alter, É. Klein et T. Portal - éditions Le Pommier

Aujourd'hui, épisode un peu spécial car il s'agit d'une interview : celle d'Anna Alter, l'auteur du livre "De quels atomes sommes-nous faits ?" qu'elle a co-écrit avec Étienne Klein" aux éditions Le Pommier.

Anna Alter - crédit hachette livre - http://goo.gl/rpzfN2
Anna Alter - crédit hachette livre - http://goo.gl/rpzfN2

Et si vous êtes intéressés pour en savoir plus à propos de ce livre, rendez-vous sur les deux liens suivants :

Enfin, merci aux éditions Le Pommier d'avoir permis la réalisation de cette interview !

Les références des livres évoqués

  • De quels atomes sommes nous faits ? D'Anna Alter
    • ISBN : 274650863X (ISBN13 : 978-2746508637)
    • Auteur : Anna Alter, Étienne Klein; Illustration Thanh Portal
    • Nombre de pages : 48 pages
    • Date de parution : 05/03/2015 chez Le Pommier
    • Prix : 13,90€ chez Amazon et la Fnac


Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-14” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-14

Disclaimer

Comme les plus assidus d'entre vous ont pu le remarquer, cet épisode n'est pas consacré au livre "Denialism: How Irrational Thinking Harms the Planet and Threatens Our Lives" de Michael Specter. Ne vous inquiétez pas, je n'ai pas oublié ! Mais j'ai quelques interviews dont je voudrais vous faire profiter et il est possible qu'elles arrivent avant l'épisode sur ce livre !

D’ici là à bientôt à toutes et à tous.

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LisezLaScience - HS-5 - Lyon Science - version complète

HS-LyonScience.mp3

HS-LyonScience.mp3

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Ça y est, l'enregistrement audio de l'évènement Lyon Science est en fin disponible ! Un grand bravo à la team de Podcastscience pour le travail accompli sur l'enregistrement et son montage.

Si vous souhaitez écouter seulement l'intervention de Lisez La Science lors de Lyon Science : rendez-vous sur l'épisode précédent, par contre, pour la version complète de tout l'évènement, vous êtes au bon endroit!
Logo-Lyon-Science Logo-Lyon-Science

Quand on s’intéresse à la science, avoir des ouvrages de référence est toujours intéressant, soit pour y découvrir un sujet qui nous intéresserait, soit pour y trouver les sources nécessaires quand on a des interrogations. Afin de remplir ce vide, LisezLaScience se propose de vous fournir régulièrement des idées de livres à lire et cette fois, ils tenteront d’aborder des sujets qui sont encrés dans la vie scientifique lyonnaise : physique des particules, alterscience ou encore mathématiques.

Ce Hors-série correspond à l'intervention donnée dans le cadre de l'évènement Lyon Science qui s'est déroulé à Lyon le 21 mars 2015. Vous pouvez la retrouver sur le site de Lyon Science à l'adresse suivante : http://www.lyon-science.fr/david-loureiro-quelques-livres-pour-decouvrir-la-science/

Vu les thèmes que j’ai sélectionné, certains d’entre vous pourraient se demander quel peut bien être le lien entre eux et Lyon ?

Commençons par la physique des particules ? Lyon ne dispose pas d’accélérateur et ce qui le plus approchant peut-être trouvé à Grenoble, voire pour le plus grand du monde, le LHC, à Genève. Quel peut bien être le lien avec Lyon ?Et bien à Lyon et même Villeurbanne plus précisément se trouve le Centre de Calcul de l’IN2P3 : Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules. Ce centre est celui qui detenait les informations issues des détecteurs qui ont servi de base à la découverte du boson de higgs ! Et oui, rien que ça ! C’est pour vous parler de l’histoire de cette découverte que je voudrais vous parler du livre : À la recherche du boson de Higgs !

À la recherche du boson de Higgs

À la recherche du boson de Higgs - Librio À la recherche du boson de Higgs - Christophe Grojean et Laurent Vacavant - crédit : Librio

Ce livre, paru en 2013 chez Librio, a été écrit par Christophe Grojean, physicien des particules de l’institut de physique des hautes énergies de Barcelone et Laurent Vacavant, chercheur en physique des particules travaillant sur l’expérience Atlas du LHC.


Dans ce ouvrage, somme toute relativement court car il fait moins de 100 pages, les auteurs vont partir de la base : qu’est-ce qu’une particule ? Qu’est-ce que la mécanique quantique ? Quelles sont les particules élémentaires dont tout est composé ? Quelles sont les forces fondamentales ? Etc. Grâce à ces explications claires et concises, sur ce que l’on appelle le modèle standard, on en vient à comprendre ce qu’est réellement le boson de Higgs et en quoi il participe à une partie de la masse des particules.


Une fois la théorie posée, les chercheurs nous emmènent dans la découverte de cette aventure scientifique qui amena à la construction de la plus grande machine jamais construite par l’Homme : le LHC. On apprend ainsi la vie de ses prédécesseurs, leurs participations à la découverte d’autres bosons (ces particules qui comme le photons servent d’intermédiaire pour les forces fondamentales), sa construction mouvementée, son fonctionnement ainsi que ses premiers tours de chauffe jusqu’à la consécration en 2012.


Un livre qui, si l’on s’intéresse à cette épopée scientifique grandiose de la physique des particules de ces trente dernières années, vous fera découvre avec émerveillement ses tenants et aboutissants d’une manière simple et agréable!

Alterscience, postures, dogmes, idéologies

Alterscience - Alexandre Moatti - crédit : Odile Jacob Alterscience - Alexandre Moatti - crédit : Odile Jacob

Alterscience, un mot qui est compréhensible et en même temps étrange : il s’agit de la science altérée, de la science qui un jour a fait un pas de côté pour sortir des sentiers et se retrouver à naviguer dans des eaux parfois pas très claires. Ok, mais quel est le lien avec Lyon ? Et bien parce que Lyon fut le berceau d’Auguste Lumière. Mais quel est le lien me direz vous ? Et bien outre les accointances que les frères eurent pendant la seconde guerre, avec les fascistes et le régime de Vichy, Auguste, dans sa folie médicale (il fut l’un des développeur des plaques phtoographiques pour la radiologie pendant la guerre) se battit contre les scientifiques ayant découvert le bacille de la tuberculose.  Selon lui, la maladie était  plutôt liée à des de problème de moeurs de la femme d’un couple …


Pour en revenir au livre : Alterscience est un ouvrage écrit par Alexandre Moatti et paru en 2013 chez Odile Jacob.  Tout au long de ses 315 pages, l’auteur nous parle de ces scientifiques ou ingénieurs, issus des plus grandes écoles, qui un jour décident de remettre en cause des théories scientifiques, ou des découvertes pourtant éprouvés et testés expérimentalement. Tout y passe : relativité générale, théorie de l’évolution, mécanique quantique, etc. On découvre aussi d’authentiques falsificateurs comme ces deux “scientifiques”, avec de gros guillements, qui ont fait croire aux ingénieurs d’ELF qu’ils avaient découvert une nouvelle particule, l’aldino, pour détecter des champs de pétrole grâce aux fameux avions renifleurs. On découvre enfin tout un tas de théories farfelues : les rayons N, l’énergie livre, la synergétique de Vallée, etc.


On se retrouve ainsi plongés dans les soubassements de la science, dans ces recoins un peu trop obscures pour que ce qui en ressorte puisse avoir de la valeur à la lumière de la vérité. Cependant on se sent fasciné par ces scientifiques, a essayé de comprendre comment ils ont pu faire fausse route ...


Si vous souhaitez en savoir plus sur le livre, son contenu et son auteur, je ne saurais trop que vous recommander l’écoute de l’épisode #146 de Podcastscience pendant lequel Alexandre Moatti a été interviewé.

Vous avez dit Maths ?

Vous avez dit Maths ? - Robin Jamet - crédit : Dunod Vous avez dit Maths ? - Robin Jamet - crédit : Dunod

Pour finir en beauté je vous propose un livre dont le thème parlera à certains des occupants de cet établissement de qualité qu’est l’ENS : j’entends par là “Vous avez dit Maths?” de Robin Jamet. Et oui, le Robin Jamet de Podcastscience. Comme quoi, même quand il n’est pas là, on parle quand même de lui.


Pourquoi suis-je en train de dire que ce livre pourrait intéressant des personnes à proximité, et bien c’est parce que le quatrième étage de l’ENS Lyon, juste à côté de nous, est occupé par un laboratoire de mathématique et que l’un des plus fameux médaillé Fields français, Cédric Villani, a été membre de ce Laboratoire. Il a d’ailleurs peut-être été assis à votre place. Il a foulé les pavés que vous avez parcouru pour venir ici, et il a possiblement sali sa belle lavalière avec le ketchup d’un sandwich qu’il aurait acheté à deux pas d’ici.


“Vous avez dit Maths” est un livre grâce auxquels on apprend des choses que l’on n’imaginait pas : comment faire de la géométrie juste avec des pliages; comment faire peur à ses proches en restant béats devant le carrelage de sa salle de bain; comment se la pêter en société parce que l’on sait à quoi correspondent ces formats absconds que sont le A1, A2, A3 ou A4, (et là nous disons tous “21x29,7 cm” comme un mantra magique appris pendant les heures d’art plastique au collège). Un livre facile à lire, grandement illustré et qui sera un excellent divertissement, même pour ceux qui peuvent rebutés par les maths.


Enfin, si vous êtes, comme moi, un fervent auditeur de Podcastscience, vous vous retrouverez à sourire bêtement en lisant des passages car ceux-ci vous rappellent des épisodes du podcast : pavages, nombres premiers, ponts de Konigsberg, et autres sujets passionnants. Et preuve s’il en est que Robin sait ordonné ses idées, et les mettre au propre, le propos est ici très clair, ordonné et un grand plaisir à lire !


Comme d’habitude, vous pourrez retrouver l’ensemble des livres sur le compte goodreads de LisezLaScience. Ceux-ci seront placés sur une étagère spécifique et celle pour aujourd’hui sera LLS-HS5 : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-5

Les références livresques

Vous avez dit maths?


  • ISBN : 2100707078 (ISBN13: 9782100707072)

  • Auteur : Robin Jamet

  • Nombre de pages : 176 pages

  • Date de parution : 08/10/2014 chez Dunod

  • Prix : 14,90 € chez Amazon ou chez la Fnac


À la recherche du Boson de Higgs

  • ISBN : 2290054003 (ISBN13 : 978-2290054000)

  • Auteur : Christophe Grosjean et Laurent Vacavant

  • Nombre de pages : 95 pages

  • Date de parution : 05/04/2013 chez J’ai Lu

  • Prix : 3,00 € chez Amazon et à la Fnac


Alterscience. Postures, Dogmes, Idéologies

  • ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874)

  • Auteur : Alexandre Moatti

  • Nombre de pages : 336 pages

  • Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob

  • Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac


 

 

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LisezLaScience - HS-5 - Lyon Science

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Ça y est, l'enregistrement audio de l'évènement Lyon Science est en fin disponible ! Un grand bravo à la team de Podcastscience pour le travail accompli sur l'enregistrement et son montage.

Si vous souhaitez écouter seulement l'intervention de Lisez La Science lors de Lyon Science : vous êtes sur le bon épisode, et pour la version complète de tout l'évènement, rendez-vous sur l'épisode suivant.
Logo-Lyon-Science Logo-Lyon-Science

Quand on s’intéresse à la science, avoir des ouvrages de référence est toujours intéressant, soit pour y découvrir un sujet qui nous intéresserait, soit pour y trouver les sources nécessaires quand on a des interrogations. Afin de remplir ce vide, LisezLaScience se propose de vous fournir régulièrement des idées de livres à lire et cette fois, ils tenteront d’aborder des sujets qui sont encrés dans la vie scientifique lyonnaise : physique des particules, alterscience ou encore mathématiques.

Ce Hors-série correspond à l'intervention donnée dans le cadre de l'évènement Lyon Science qui s'est déroulé à Lyon le 21 mars 2015. Vous pouvez la retrouver sur le site de Lyon Science à l'adresse suivante : http://www.lyon-science.fr/david-loureiro-quelques-livres-pour-decouvrir-la-science/

Vu les thèmes que j’ai sélectionné, certains d’entre vous pourraient se demander quel peut bien être le lien entre eux et Lyon ?

Commençons par la physique des particules ? Lyon ne dispose pas d’accélérateur et ce qui le plus approchant peut-être trouvé à Grenoble, voire pour le plus grand du monde, le LHC, à Genève. Quel peut bien être le lien avec Lyon ?Et bien à Lyon et même Villeurbanne plus précisément se trouve le Centre de Calcul de l’IN2P3 : Institut National de Physique Nucléaire et de Physique des Particules. Ce centre est celui qui detenait les informations issues des détecteurs qui ont servi de base à la découverte du boson de higgs ! Et oui, rien que ça ! C’est pour vous parler de l’histoire de cette découverte que je voudrais vous parler du livre : À la recherche du boson de Higgs !

À la recherche du boson de Higgs

À la recherche du boson de Higgs - Librio À la recherche du boson de Higgs - Christophe Grojean et Laurent Vacavant - crédit : Librio

Ce livre, paru en 2013 chez Librio, a été écrit par Christophe Grojean, physicien des particules de l’institut de physique des hautes énergies de Barcelone et Laurent Vacavant, chercheur en physique des particules travaillant sur l’expérience Atlas du LHC.


Dans ce ouvrage, somme toute relativement court car il fait moins de 100 pages, les auteurs vont partir de la base : qu’est-ce qu’une particule ? Qu’est-ce que la mécanique quantique ? Quelles sont les particules élémentaires dont tout est composé ? Quelles sont les forces fondamentales ? Etc. Grâce à ces explications claires et concises, sur ce que l’on appelle le modèle standard, on en vient à comprendre ce qu’est réellement le boson de Higgs et en quoi il participe à une partie de la masse des particules.


Une fois la théorie posée, les chercheurs nous emmènent dans la découverte de cette aventure scientifique qui amena à la construction de la plus grande machine jamais construite par l’Homme : le LHC. On apprend ainsi la vie de ses prédécesseurs, leurs participations à la découverte d’autres bosons (ces particules qui comme le photons servent d’intermédiaire pour les forces fondamentales), sa construction mouvementée, son fonctionnement ainsi que ses premiers tours de chauffe jusqu’à la consécration en 2012.


Un livre qui, si l’on s’intéresse à cette épopée scientifique grandiose de la physique des particules de ces trente dernières années, vous fera découvre avec émerveillement ses tenants et aboutissants d’une manière simple et agréable!

Alterscience, postures, dogmes, idéologies

Alterscience - Alexandre Moatti - crédit : Odile Jacob Alterscience - Alexandre Moatti - crédit : Odile Jacob

Alterscience, un mot qui est compréhensible et en même temps étrange : il s’agit de la science altérée, de la science qui un jour a fait un pas de côté pour sortir des sentiers et se retrouver à naviguer dans des eaux parfois pas très claires. Ok, mais quel est le lien avec Lyon ? Et bien parce que Lyon fut le berceau d’Auguste Lumière. Mais quel est le lien me direz vous ? Et bien outre les accointances que les frères eurent pendant la seconde guerre, avec les fascistes et le régime de Vichy, Auguste, dans sa folie médicale (il fut l’un des développeur des plaques phtoographiques pour la radiologie pendant la guerre) se battit contre les scientifiques ayant découvert le bacille de la tuberculose.  Selon lui, la maladie était  plutôt liée à des de problème de moeurs de la femme d’un couple …


Pour en revenir au livre : Alterscience est un ouvrage écrit par Alexandre Moatti et paru en 2013 chez Odile Jacob.  Tout au long de ses 315 pages, l’auteur nous parle de ces scientifiques ou ingénieurs, issus des plus grandes écoles, qui un jour décident de remettre en cause des théories scientifiques, ou des découvertes pourtant éprouvés et testés expérimentalement. Tout y passe : relativité générale, théorie de l’évolution, mécanique quantique, etc. On découvre aussi d’authentiques falsificateurs comme ces deux “scientifiques”, avec de gros guillements, qui ont fait croire aux ingénieurs d’ELF qu’ils avaient découvert une nouvelle particule, l’aldino, pour détecter des champs de pétrole grâce aux fameux avions renifleurs. On découvre enfin tout un tas de théories farfelues : les rayons N, l’énergie livre, la synergétique de Vallée, etc.


On se retrouve ainsi plongés dans les soubassements de la science, dans ces recoins un peu trop obscures pour que ce qui en ressorte puisse avoir de la valeur à la lumière de la vérité. Cependant on se sent fasciné par ces scientifiques, a essayé de comprendre comment ils ont pu faire fausse route ...


Si vous souhaitez en savoir plus sur le livre, son contenu et son auteur, je ne saurais trop que vous recommander l’écoute de l’épisode #146 de Podcastscience pendant lequel Alexandre Moatti a été interviewé.

Vous avez dit Maths ?

Vous avez dit Maths ? - Robin Jamet - crédit : Dunod Vous avez dit Maths ? - Robin Jamet - crédit : Dunod

Pour finir en beauté je vous propose un livre dont le thème parlera à certains des occupants de cet établissement de qualité qu’est l’ENS : j’entends par là “Vous avez dit Maths?” de Robin Jamet. Et oui, le Robin Jamet de Podcastscience. Comme quoi, même quand il n’est pas là, on parle quand même de lui.


Pourquoi suis-je en train de dire que ce livre pourrait intéressant des personnes à proximité, et bien c’est parce que le quatrième étage de l’ENS Lyon, juste à côté de nous, est occupé par un laboratoire de mathématique et que l’un des plus fameux médaillé Fields français, Cédric Villani, a été membre de ce Laboratoire. Il a d’ailleurs peut-être été assis à votre place. Il a foulé les pavés que vous avez parcouru pour venir ici, et il a possiblement sali sa belle lavalière avec le ketchup d’un sandwich qu’il aurait acheté à deux pas d’ici.


“Vous avez dit Maths” est un livre grâce auxquels on apprend des choses que l’on n’imaginait pas : comment faire de la géométrie juste avec des pliages; comment faire peur à ses proches en restant béats devant le carrelage de sa salle de bain; comment se la pêter en société parce que l’on sait à quoi correspondent ces formats absconds que sont le A1, A2, A3 ou A4, (et là nous disons tous “21x29,7 cm” comme un mantra magique appris pendant les heures d’art plastique au collège). Un livre facile à lire, grandement illustré et qui sera un excellent divertissement, même pour ceux qui peuvent rebutés par les maths.


Enfin, si vous êtes, comme moi, un fervent auditeur de Podcastscience, vous vous retrouverez à sourire bêtement en lisant des passages car ceux-ci vous rappellent des épisodes du podcast : pavages, nombres premiers, ponts de Konigsberg, et autres sujets passionnants. Et preuve s’il en est que Robin sait ordonné ses idées, et les mettre au propre, le propos est ici très clair, ordonné et un grand plaisir à lire !


Comme d’habitude, vous pourrez retrouver l’ensemble des livres sur le compte goodreads de LisezLaScience. Ceux-ci seront placés sur une étagère spécifique et celle pour aujourd’hui sera LLS-HS5 : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-hs-5

Les références livresques

Vous avez dit maths?


  • ISBN : 2100707078 (ISBN13: 9782100707072)

  • Auteur : Robin Jamet

  • Nombre de pages : 176 pages

  • Date de parution : 08/10/2014 chez Dunod

  • Prix : 14,90 € chez Amazon ou chez la Fnac


À la recherche du Boson de Higgs

  • ISBN : 2290054003 (ISBN13 : 978-2290054000)

  • Auteur : Christophe Grosjean et Laurent Vacavant

  • Nombre de pages : 95 pages

  • Date de parution : 05/04/2013 chez J’ai Lu

  • Prix : 3,00 € chez Amazon et à la Fnac


Alterscience. Postures, Dogmes, Idéologies

  • ISBN : 2738128874 (ISBN13 : 9782738128874)

  • Auteur : Alexandre Moatti

  • Nombre de pages : 336 pages

  • Date de parution : 17/01/2013 chez Odile Jacob

  • Prix : 23,90 € chez Amazon ou la Fnac


 

 

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LisezLaScience - 13 - Une Histoire de Tout ou Presque de B. Bryson avec Sébastien Carassou

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Une Histoire de Tout ou Presque - Bill Bryson - crédit : Payot Une Histoire de Tout ou Presque - Bill Bryson - crédit : Payot

Aujourd'hui, épisode un peu spécial car je vais aborder le livre "Une Histoire de tout ou presque" en compagnie de Sébastien Carassou. Doctorant en astrophysique à l'Institut d'Astrophysique de Paris, auteur du blog "Le Sens of Wonder", un des principaux fondateurs du Collectif Conscience, et du compte Twitter En Direct Du Labo, il est plein d'initiatives aussi variées qu'intéressantes et partage avec moi le plaisir d'avoir lu ce livre de Bill Bryson.

Bill Bryon By TSP at en.wikipedia [GFDL (www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], from Wikimedia Commons Bill Bryon By TSP at en.wikipedia [GFDL (www.gnu.org/copyleft/fdl.html) or CC-BY-SA-3.0 (http://creativecommons.org/licenses/by-sa/3.0/)], from Wikimedia Commons

Nous vous parlerons ainsi de l'auteur, Bill Bryson, avant d'embrayer sur le contenu du livre et ensuite aborder un livre qui n'a rien à voir et un livre que Sébastien Carassou aimerait lire.

Les références des livres évoqués



  • Une Histoire de tout ou presque de Bill Bryson

    • ISBN : 2228906557 (ISBN13 : 978-2228906555)

    • Auteur : Bill Bryson

    • Nombre de pages : 654 pages

    • Date de parution : 11/05/2011 chez Payot

    • Prix : 10,65€ chez Amazon et la Fnac



  • La Zone du Dehors

    • ISBN : 2070464245 (ISBN13 : 978-2070464241)

    • Auteur : Alain Damasio

    • Nombre de pages : 656 pages

    • Date de parution : 05/03/2015 chez Folio

    • Prix : 10,90€ chez Amazon et à la Fnac



  • Consciousness Explained

    • ISBN : 0140128670 (ISBN13 : 978-0140128673)

    • Auteur : Daniel C. Denett

    • Nombre de pages : 528 pages

    • Date de parution : 24/06/1993 chez Penguin

    • Prix : 13,10€ chez Amazon et à la Fnac




Vous pouvez enfin retrouver l’ensemble des livres cités sur la liste goodreads associée à ce podcast sur le compte de LisezLaScience. Les livres seront placés sur des “étagères” spécifiques par épisode et ceux de celui-ci sont sur l’étagère “lls-13” : https://www.goodreads.com/review/list/30797714-lisezlascience?shelf=lls-12

Prochain épisode


Suite au sondage qui a été proposé sur le site, le livre qui a remporté le plus de suffrages, et qui va donc être le sujet prochain épisode est : "Denialism: How Irrational Thinking Harms the Planet and Threatens Our Lives" de Michael Specter. On se retrouve donc le 27/04/2015 pour un nouvel épisode sur ce livre !

D’ici là à bientôt à toutes et à tous.